La baie du Grand Pabos : une seigneurie gaspésienne en Nouvelle-France au XVIIIe siècle, 2004

$20.00

Pierre Nadon

2004

Archéologiques

Collection Mémoires de recherche 1

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Description

Résumé

Le 21 mai 1730, les sieurs Lefebvre de Bellefeuille, père et fils, seigneurs de Pabos, annoncent à des pêcheurs saisonniers basques que l’utilisation des plages et la pêche au large sont maintenant réglementées sur leur territoire. Celui-ci s’étend de Grande-Rivière à Port-Daniel. Ils entreprennent de la sorte ce qui sera le plus important effort de colonisation du XVIIIe siècle dans une Gaspésie qui était demeurée jusque-là le domaine des pêcheurs itinérants européens.

Pabos au Régime français était une communauté permanente isolée du principal encadrement politique colonial. Elle était à la fois une seigneurie et une entreprise de pêche, dans un réseau de rapports économiques définis. C’était aussi un “ établissement de frontière ” dans un contexte colonial nord-américain.

En quoi le fonctionnement de l’établissement était-il déterminé par ces rapports seigneuriaux et comment les contraintes environnementales, autant physiques qu’économiques, se présentaient-elles ? L’étude pose en entier la question d’un établissement qui, en Gaspésie, représentait à la fois un avant-poste de l’Europe en Amérique et une frontière de la Nouvelle-France. En d’autres termes, l’organisation de cette seigneurie était-elle représentative d’une communauté coloniale française, dans cette partie de l’Amérique, durant la première moitié du XVIIIe siècle.

Les données archéologiques sont utilisées non pas pour en connaître plus long sur la pêche en Gaspésie au XVIIIe siècle, mais pour mieux comprendre l’organisation d’une communauté permanente sur la côte atlantique à cette époque. L’information archéologique, celle qui vient de l’étude des vestiges, ramène l’histoire au niveau de l’archéologie.

Les traces des bâtiments mis au jour sont les témoins archéologiques les plus évidents de la présence de l’établissement. Elles comprennent celles de la maison des seigneurs sur l’île Beau Séjour, et celles des habitations des pêcheurs sur la pointe de Pabos Mills. Les liens entre les uns et les autres constituent les composantes significatives de l’analyse.

Les artefacts servent à présenter l’interaction entre les données de fouilles (vestiges mobiliers et immobiliers), la culture matérielle et cette société coloniale au XVIIIe siècle. L’importance du complexe alimentaire est bien illustrée par l’étude de l’alimentation des habitants.

L’étude se veut fidèle au thème central : l’originalité de Pabos tient à sa permanence et celle-ci fut assurée par une organisation rationnelle locale de l’entreprise. Le fil conducteur pour le lecteur est l’explication du fonctionnement interne de la seigneurie.

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