Archéologiques 11-12, 1997-1998

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Archéologiques 11-12, 1997-1998

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Description

Table des matières

I – Archéologie de l’Outaouais

Données archéologiques du bassin de la Petite Nation Sud
Jean-Luc Pilon

Sawdust Bay-2 Revisited: Present Understanding and Future Directions in Middle Woodland Research in the Ottawa Valley
Hugh J. Daechsel

The objective of this presentation is to provide an overview of Middle Woodland research in the Ottawa Valley. This paper reviews the chronology of our understanding of Middle Woodland sequences in the valley ending with some thoughts on the direction of future research on this period in the region. Outlined in the process is the analysis and interpretation of Sawdust Bay‑2 undertaken in 1980.

L’archéologie de la traite des fourrures à Fort-Témiscamingue : où est le fort ?
Pierre Drouin

L’atelier de forge d’un poste de traite : Fort-Témiscamingue et le commerce des fourrures
Christian Roy

Situé sur la rive est du lac Témiscamingue, le poste de Fort-Témiscamingue a joué un rôle clé dans le commerce des fourrures pendant près de 150 ans. Occupé dès la Conquête par quelques marchands indépendants, Fort-Témiscamingue devient la propriété de la Compagnie du Nord‑Ouest en 1795 avant de passer entre les mains de la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1821. Vers le milieu du XIXe siècle, le poste compte plus d’une quinzaine de bâtiments, dont certains abritent des activités spécialisées telles un atelier de fabrication de canots, une boutique de forge et un atelier de menuiserie. C’est donc aussi par la pratique de ces activités que Fort-Témiscamingue jouit du statut de principal poste de traite régional et, en cela, l’atelier de forge y tenait certainement un des rôles les plus significatifs.

“Creusing” the Rideau
Caroline Phillips

Life in the Lumbercamps: the Squared Timber and Sawlog Eras in the Ottawa Valley
Roderick I. Mackay

One of the most significant factors in the survival or British North America as an important British interest in the 18th and 19th centuries was the ability of the colony to produce raw materials for use in Britain as essentials or luxuries. Two such products were furs and timber. The production and transportation to market of each of these staple products dominated the colonial scene in its own period. In this paper we will provide a brief overview of the history of the square timber and sawlog eras. While this industry occurred throughout eastern Canada, it is most often associated with the Ottawa Valley, the heart of pine producing lands of North America.

Recherches archéologiques sur le site du Musée canadien des civilisations, Hull
Pierre Nadon


II – Archéologie de la Mauricie

Interventions archéologiques en Haute Mauricie
Daniel Chevrier

Dans le cadre des études menées par Hydro-Québec pour caractériser le territoire du Haut Saint-Maurice entre le réservoir Blanc et le barrage La Loutre, des recherches archéologiques ont été menées en 1992, 1993 et 1995. Les travaux accomplis comprennent une étude du potentiel archéologique et des inventaires archéologiques.

Colonisation et occupation du secteur de Weymontachie au XIXe siècle : analyse d’une collection archéologique oubliée
Claude Gélinas

Dans le sillage de son étude de l’histoire culturelle des autochtones de la Mauricie menée au début des années 1970, l’archéologue Norman Clermont avait recueilli sur la terrasse de Weymontachie et ses environs une collection de témoins archéologiques de diverses natures et de diverses époques. Un premier regard sur cette collection avait amené Clermont à proposer que la colonisation de Weymontachie ne remontait sans doute pas au‑delà de 1775, qu’elle était vraisemblablement liée à l’établissement des postes de traite et qu’elle avait été continue, jusque dans les années 1960. Une analyse récente et plus détaillée du matériel, dont une partie des résultats est présentée ici, confirme ces énoncés tout en précisant davantage la chronologie entourant la colonisation de Weymontachie

L’archéologie de la sidérurgie mauricienne
Mario Savard


III – Recherches en cours

L’occupation paléoesquimaude ancienne sur la rive sud du détroit d’Hudson
Claude Pinard

Durant trois saisons de fouille (1996, 1997 et 1998), une équipe d’archéologues de l’institut culturel Avataq a réalisé diverses reconnaissances et des sondages sur quelques sites dans la baie de Joy, plus spécifiquement sur les îles Qikertaluk et Qajartalik et dans la baie de Burgoyne (fig. 1) (Avataq 1996, 1998). Ces diverses reconnaissances ont permis l’identification et la localisation de plus de 90 nouveaux sites représentant les périodes paléoesquimaude et néoesquimaude.

Inventaire archéologique du site BjFj-97
Yvon Codère et Jean Poirier

En 1993, à l’occasion d’activités de prospection, le Centre de référence lithique du Québec (C.R.L.Q.) a noté la présence, à la base du mont Royal, d’éclats de pierre qui semblaient être d’origine anthropique. Par la suite, la firme Ethnoscop inc. fut mandatée par la Ville de Montréal pour effectuer une étude de potentiel archéologique et un inventaire archéologique sur les secteurs concernés.  Les résultats des travaux réalisés au mois de mai 1997 démontrèrent hors de tout doute que les affleurements de cornéenne furent l’objet d’intenses activités d’extraction et de taille durant la préhistoire.

L’occupation préhistorique au site de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (BjFj-96), Vieux-Montréal
Claude Joyal

C’est dans le cadre général d’un projet de rénovations majeures entreprises en 1996 a la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours et au musée Marguerite-Bourgeoys (bâtiment annexe situé à l’est de la chapelle), que des interventions archéologiques étaient exécutées en 1996 et 1997 sur le site BjFj‑96. Les recherches ont été entreprises afin de prévenir d’éventuels impacts négatifs sur le patrimoine archéologique potentiellement riche, de préserver et de mettre en valeur ces richesses. Ce texte vise la présentation et l’interprétation des 460 éléments archéologiques attribués à la préhistoire.

La sépulture amérindienne du quartier Rosemont à Montréal
Robert Larocque

Le texte fait part de la découverte fortuite d’une sépulture amérindienne dans le sous-sol d’une maison du  quartier Rosemont et de l’analyse de ses restes osseux. Cette expertise avait pour objectifs de dégager les caractéristiques biologiques du défunt, de déterminer son âge et son sexe, d’identifier son appartenance culturelle et de préciser l’ancienneté de l’inhumation.

Le sauvetage des vestiges d’un navire de la flotte de Phips : interventions de 1996-1997
André Bergeron et Marc-André Bernier

Compte tenu de son importance archéologique, mais surtout de sa situation très précaire dans des eaux peu profondes exposées aux vents du golfe Saint-Laurent, une épave de la flotte de Phips a fait l’objet de fouilles en 1996 et en 1997. Le ministère de la Culture et des Communications du Québec, via sa Direction de la Côte-Nord, prit le leadership du projet et s’engagea à assumer la responsabilité de la conservation des artefacts grâce à la collaboration du Centre de Conservation du Québec. Parcs Canada, par l’entremise de ses Services d’archéologie subaquatique, releva le défi des opérations archéologiques. La MRC de Manicouagan et la Municipalité du Village de Baie-Trinité ont assuré un support logistique et technique. À ces organismes vint se joindre le Groupe de préservation des vestiges subaquatiques de Manicouagan. Les objectifs de la fouille étaient de : a) fouiller la partie connue de l’épave, b) désassembler la section de coque pour ensuite enregistrer ses composantes et c) ré-enfouir les éléments de la section de coque. D’une durée de huit semaines, la campagne menée en 1996 mobilisa 33 plongeurs qui effectuèrent 665 heures de plongée.

Penouille et la fin du Régime français
Robert Gauvin

À la fin de l’été 1996, Parcs Canada a entrepris une fouille archéologique sur la presqu’île de Penouille qui visait  deux objectifs principaux. Dans un premier temps, il s’agissait de recueillir des informations sur un site menacé  ar l’érosion naturelle et datant de la fin du Régime français. Le deuxième objectif visé était de documenter une partie du site Penouille 6 qui avait livré du matériel français lors d’une intervention réalisée en 1995.

Recherches archéologiques en cours au Lieu historique du Fort-Lennox
Pierre Cloutier

Ce texte présente les résultats obtenus par les fouilles publiques dans deux secteurs à l’intérieur du fort Lennox, le bastion sud-ouest et la cour des prisons, de même qu’une analyse des données de surveillance archéologique sur les caractéristiques défensives de la redoute ouest de la première fortification britannique de l’île aux Noix, située à une quinzaine de kilomètres de la frontière canado-américaine du lac Champlain.

Recherche sur la transformation systémique d’une arrière cour
Manon Goyette

De 1991 à 1995, l’Université Laval, a tenu son école de fouille sur le site de l’Îlot Hunt, situé dans l’ancien quartier portuaire de la ville de Québec, plus précisément au sud du Musée de la Civilisation, à l’intérieur du quadrilatère formé des rues Dalhousie, Saint-Antoine, Saint-Pierre et Côte-de-la-Montagne. Des vestiges à caractères défensif, portuaire, commercial, artisanal et domestique y furent mis au jour. La campagne de fouille de 1993 permit de dégager les vestiges intacts de l’arrière-cour d’un édifice à vocation commerciale et domestique, construit vers 1824 sur la rue Saint-Antoine. Ce texte traite d’une recherche effectuée essentiellement sur les vestiges de cette cour et qui témoignent d’une occupation qui s’échelonne sur près de 150 ans, soit de 1824 à 1960.

La Tenaille des Nouvelles Casernes : défense et casernement
Jacques Guimont

En 1995, Parcs Canada entreprend des fouilles archéologiques sur le site de la Tenaille des Nouvelles Casernes. Cette intervention, qui en est à sa troisième phase en 1997, s’inscrit dans un important projet de stabilisation et de consolidation du mur de fortification donnant sur la rue Saint-Vallier, entre la Côte du Palais, à l’est, et le demi-bastion du Coteau de la Potasse, à l’ouest. L’objectif principal de ces travaux est de donner à la population la possibilité de parcourir, pour la première fois, l’ensemble des fortifications de la ville de Québec, puisque cette portion des remparts de la ville leur était jusqu’ici inaccessible.

Sous les ordres : des familles logées aux Nouvelles Casernes au milieu du XIXe siècle
Geneviève Duguay

C’est dans le contexte d’un projet de conservation et de développement culturel que le service d’archéologie de Parcs Canada a reçu le mandat de procéder à des fouilles archéologiques dans le secteur des Nouvelles Casernes. Pendant trois ans, soit en 1995, 1996 et 1997, les sols ont été minutieusement fouillés dans des espaces situés dans le bâtiment et à l’extérieur de celui-ci. Les découvertes ont été nombreuses, les traces témoignant de toutes les périodes d’occupation. Au cours des deux dernières campagnes de fouilles intensives, des fosses de latrines remplies d’artefacts associés aux dernières années de la garnison militaire ont été dégagées. Ces témoins matériels de la vie quotidienne des militaires logés dans le bâtiment offraient la possibilité d’observer leurs conditions de vie pour une période brève, les années 1860.

Recherches archéologiques à l’Arsenal de Québec
Mario Savard

Les fouilles archéologiques réalisées en 1995 et 1996 du parc de l’Artillerie n’ont touché qu’une très faible partie de cette vaste usine de munitions : le complexe de fabrication des obus et la fonderie de laiton du laminoir. Elles ont permis de mettre au jour de très nombreux vestiges témoignant des installations, de même que des milliers d’artefacts divers rejetés en cours de production.

La fabrication des obus à l’Arsenal Fédéral de Québec, entre 1887 et 1939
Michel Brassard

Entre 1887 et l’orée de la Seconde Guerre mondiale, l’Arsenal Fédéral de Québec fabriqua des centaines de milliers d’obus destinés dans un premier temps à l’armée canadienne, puis à l’ensemble des forces du Commonwealth. Cet article résume l’ensemble des découvertes archéologiques reliées à cette industrie, et générées par trois campagnes de fouilles sur le site de la Tenaille des Nouvelles Casernes de Québec, de 1995 à 1997. La collection archéologique servira de point de départ à l’analyse de l’évolution militaro-industrielle mondiale, entre la dernière décennie du XIXe siècle et les débuts de la Seconde Guerre monidale

Les munitions pour armes portatives produites à l’Arsenal de Québec entre 1882 et 1944 d’après les collections archéologiques
Paul-Gaston L’Anglais

Cet article se veut une courte revue des principaux calibres de munitions pour armes portatives fabriqués à l’Arsenal de Québec entre le début de sa production, en 1882, et la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1944 et ce, à partir de la collection archéologique récoltée en 1995, 1996 et 1997. Pour chacun des calibres usinés à Québec — .557, .45 et .303 pouce — nous examinerons les périodes et les modes de fabrication de ces munitions encartouchées et nous identifierons les armes, toutes d’origine britannique, auxquelles ces calibres étaient destinés, sans omettre d’en mettre en contexte l’avènement dans l’histoire de l’armement.

Nouvelles applications informatiques en archéologie
Daniel Simoneau

En 1996, la Ville de Québec entreprenait la mise en place de nouveaux outils informatiques destinés à faciliter la gestion et la protection de sa ressource archéologique. Ceux-ci consistent essentiellement en des bases de données relationnelles, en mesure de fournir tous les types d’informations que requièrent normalement ces activités et ce, dans des laps de temps très courts. Elles devaient donc contenir dès le départ une quantité critique d’informations afin que les outils prévus soient fonctionnels. À cet égard, la superposition de plans anciens sur des supports modernes s’est rapidement imposée comme un des principaux moyens d’alimentation du nouveau système. Toutefois, étant donné que tout le territoire de la ville de Québec devait être couvert, l’aventure s’annonçait périlleuse. Heureusement, l’arrivée sur le marché d’un nouveau logiciel allait nous faciliter
grandement la tâche.

Le Système d’information (SI) développé dans le cadre du programme de recherche en archéologie
Jean-Guy Brossard et Laurence Johnson

Le programme de recherche en archéologie de Pointe-à-Callière porte sur la période du Régime français. Ses objectifs généraux sont de documenter l’émergence et le développement de la société montréalaise en Nouvelle-France (1642‑1760), de caractériser les habitudes comportementales qui la distinguent des autres sociétés coloniales nord-américaines de la même époque. En d’autres mots, le programme vise à découvrir comment la société fondatrice de Montréal, d’abord formée d’émigrants français, a évolué pour devenir progressivement une société « montréalaise ». Les données archéologiques et ethnohistoriques montréalaises sont désormais organisées dans un Système d’Information structuré en fonction des objectifs de recherche du programme et aussi de manière à ce qu’elles soient utilisables par d’autres.


IV – Recherche en milieu académique

Projet d’inventaire archéologique dans la région du Haut-Richelieu : bilan d’une première saison de fouille
Daniel St-Arnaud

La production céramique du Sylvicole moyen tardif au Québec méridional : indices d’une stase technologique et d’une tradition régionale
Christian Gates St-Pierre

Le Sylvicole supérieur ancien dans la vallée du Saint-Laurent : étude d’une évolution céramique
Eugène Morin

Cette irréductible préférence : la chasse aux mammifères marins par les Iroquoiens de la région de Québec
Stéphane Rioux et Roland Tremblay

L’importance de l’échelle spatiale en modélisation des schèmes d’établissement
Patrick Dubé et Danielle J. Marceau

Les “signatures” graphiques de Red Bay et l’extension du capitalisme en Atlantique, vers 1565
Brad Loewen

La dynamique des changements culturels le long du fleuve Saint-Laurent durant le Régime français
Hélène Côté

L’alimentation des habitants de l’îlot Hunt au XIXe siècle : étude archéozoologique
Guylaine Boucher


V – L’archéologie et le public

L’archéologie et l’aménagement des espaces publics : présentation de la session
Pierre Bibeau

L’archéologie et l’aménagement des espaces publics : le jardin des Gouverneurs à Québec
Robert Gauvin

La place de l’archéologie dans l’aménagement du Vieux-Port de Montréal
Pauline Desjardins

Le public-archéologue, une menace ou un allié ?
Maurice Binette

Projet d’archéologie publique au Lieu historique du Fort-Lennox
Pierre Cloutier

Éduquer les jeunes à l’archéologie sur un site de fouilles reconstitué ? Éducatif ou aberration ?
Ginette Cloutier

Information complémentaire

Version

Papier, PDF téléchargeable

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