Archéologiques 26, 2013

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Archéologiques 26, 2013

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Description

Tables des matières

Quelle est la position chronologique du site iroquoien Droulers-Tsiionhiakwatha ?
Claude Chapdelaine

Le site iroquoien Droulers-Tsiionhiakwatha est certes le village le plus imposant connu actuellement au Québec, mais sa période d’occupation est associée au XVe siècle sans pouvoir proposer un intervalle ethnographique précis. L’espace villageois est évalué à 1,3 hectare et une dizaine de maisons-longues pourraient éventuellement y être confirmées lors de prochaines fouilles. À l’aide de cinq nouvelles dates radiométriques obtenues sur des grains de maïs carbonisés provenant de divers contextes, nous essaierons de préciser la période d’occupation du village. Les traces d’établissement, la densité des témoins culturels et le style des principales catégories céramiques seront pris en compte pour évaluer diverses hypothèses en lien avec les informations historiques et les modèles de transmission des savoirs culturels au sein des maisons-longues iroquoiennes.

The Iroquoian village Droulers-Tsiionhiakwatha is the largest settlement currently known in Québec, but its postulated 15th-century occupation has not been narrowed down to a particular ethnographic time period. Estimated at 1,3 hectares, the village could have been occupied by around 10 longhouses, although confirmation of this hypothesis must await further digging. In this article, five new radiometric dates obtained from carbonized maize kernels found in various contexts are used to determine the village’s precise occupation period. Settlement pattern features, the density of cultural remains and the style of major ceramic categories are looked at in order to evaluate various hypotheses linked to historical data and models of cultural knowledge transmission within Iroquoian longhouses.

Le village iroquoien de Mailhot-Curran, Saint-Anicet
Audrey Woods

Cet article porte sur l’étude d’un petit groupe d’Iroquoiens du Saint-Laurent qui habitait la région de Saint-Anicet au cours du XVIe siècle. Il présente les résultats de mon mémoire de maîtrise qui traite de l’occupation villageoise de Mailhot-Curran (BgFn‑2) et, plus particulièrement, d’une analyse morpho-stylistique de la poterie. Nous avons défini les caractéristiques de la tradition céramique des potières de Mailhot-Curran afin d’identifier les tendances singulières et propres au site. En confrontant notre collection à celles d’autres sites, nous avons tenté de comprendre comment elle cadrait avec les tendances de sa région immédiate (Saint-Anicet), avec celles de sa
province culturelle (région occidentale) et avec celles de sa province voisine (région centrale). Ceci nous a permis de connaître, en tenant compte de la variabilité culturelle des occupants de Mailhot-Curran, ses associations sous-régionales, régionales et interrégionales avec d’autres sites villageois de la vallée du Saint-Laurent. Nous avons aussi défini la place temporelle qu’occupait Mailhot-Curran dans la grande séquence iroquoienne du Saint-Laurent.

This article studies a small group of St. Lawrence Iroquoians that lived in the Saint-Anicet region in the 16th century. It discusses the results of my master’s thesis on the village occupation found at the Mailhot-Curran site (BgFn‑2) and, particularly, a morpho-stylistic analysis of the pottery. I have characterized the ceramic tradition to which the Mailhot-Curran potters belonged, in order to identify the site’s distinctive tendencies. By comparing the collection with artifacts from other sites, I seek to situate BgFn‑2 in relation to the tendencies of the immediate region (Saint-Anicet), the Western Iroquoian Province and the neighbouring Central Province. Taking the site’s cultural variability into account, I have been able to discover its links to other St. Lawrence village sites on subregional, regional and interregional levels. I have also identified the site’s position within the larger temporal sequence of the St. Lawrence Iroquoians.

Qui a occupé le site BjFt-3 ? Un site surprenant du Sylvicole supérieur en Outaouais
Marc Côté

En octobre 2006, Archéo‑08 découvrait au nord-ouest de la ville de Thurso, en Outaouais, les vestiges d’un petit site du Sylvicole supérieur. Sa localisation, au sein de l’emprise de l’autoroute 50 alors en construction, exigeait que la fouille de ce site soit réalisée préalablement aux travaux de construction. Archéo‑08 a procédé en juin 2007 à la fouille exhaustive de l’endroit. Il est alors apparu que le site BjFt‑3 était un petit camp de chasse et de collecte de noix qui avait été occupé lors du XIVe ou XVe siècle de notre ère. Toutefois, l’identité des occupants, mise en évidence par l’assemblage archéologique et les schèmes d’établissement observés, soulève des interrogations sur certains paradigmes peut être un peu trop facilement admis.

In October 2006, Archéo‑08 discovered the remains of a small Late Woodland site northwest of the town of Thurso in the Outaouais region. Since the site lay in the right-of-way of Autoroute 50, which was under construction at the time, it had to be excavated before the road was completed. Archéo‑08 conducted a full-scale excavation of site BjFt‑3 in June 2007. It turned out to be a small hunting and nut-gathering camp that had been occupied during the 14th or 15th century A.D. However, the cultural identity of its inhabitants, revealed by the archaeological assemblage and settlement patterns observed, raises questions about certain paradigms that may have been accepted a bit too readily in the past.

Géoarchéologie de l’espace domestique : le cas de la phase multifamiliale des maisons semi-souterraines inuites du XVIIIe siècle, nord de la côte du Labrador
Andréanne Couture

Dans le contexte de refroidissement climatique et d’intensification des contacts entre les Européens et les Inuit historiques de la fin du XVIIe siècle, on constate l’apparition de maisons multifamiliales dans le paysage labradorien. Ces habitations sont uniques au Groenland et au Labrador et les diverses hypothèses expliquant leur adoption impliquent tant les facteurs environnementaux que sociaux de l’époque. Cette transition architecturale représente un changement culturel majeur, compte tenu de l’importance de l’espace domestique chez les Inuit historiques. Afin de documenter davantage la configuration interne de ces maisons, l’utilisation d’approches micromorphologique, sédimentologique et géochimique s’avère être un angle de recherche novateur et très prometteur. Utilisée en archéologie de la maisonnée, la perspective géoarchéologique considère le sol d’occupation archéologique comme un artefact en soi, capable d’informer sur l’emplacement des aires d’activités dans l’espace domestique.

Communal houses made their appearance in the Labrador landscape during the late 17th century, in a context of climate change and intensified contact between Europeans and the historic Inuit. Such multi-family houses are unique to Greenland and Labrador, and the various hypotheses as to why they were adopted involve both environmental and social factors. Given the importance of domestic space among the historic Inuit, the architectural transition represented by these houses constitutes a major cultural change. In order to better document the internal spatial layout of these houses, micromorphological, sedimentological and geochemical analyses are an innovative and very promising research approach. Geoarchaeology, when used within an household archaeology perspective, considers archaeological occupation layers to be artifacts in themselves, capable of shedding light on the location of different activity areas within a domestic space.

La dérive stylistique des bagues dites « jésuites » : une thèse réévaluée à partir des collections archéologiques du Québec
Caroline Mercier

Les bagues à plaque dites « jésuites » sont habituellement considérées comme des objets de dévotion offerts aux Amérindiens par les missionnaires du XVIIe siècle et comme des bijoux de pacotille distribués par les commerçants de fourrures du XVIIIe siècle. Cette conception trouve son origine dans la thèse de la dérive stylistique, formulée en 1972. Dans cet article, l’auteure présente une partie des résultats obtenus dans le cadre d’une maîtrise consacrée à une collection de 118 bagues provenant de la province de Québec. Leur classification selon des attributs technologiques et stylistiques, la caractérisation chimique des alliages et l’analyse des contextes archéologiques de dépôt l’amènent à réévaluer la pertinence de la dérive stylistique pour interpréter et dater cet artefact.

The non-set rings known as “Jesuit” rings are usually viewed as devotional objects that were offered to Amerindians by missionaries in the 17th century and as inexpensive jewellery distributed by fur merchants in the 18th century. This view stems from the theory of stylistic drift, formulated in 1972. In this article, the author discusses some of the findings of a master’s thesis on a collection of 118 rings from the province of Québec. Classification of the rings according to their technological and stylistic attributes, along with chemical characterization of the alloys from which they were made and analysis of the archaeological contexts in which they were deposited have led to a reassessment of the usefulness of stylistic drift for interpreting and dating these artifacts.

La provenance des pipes de terre cuite en Nouvelle-France, 1620-1760 : une approche physico-chimique
Françoise Duguay

La présente étude vise à évaluer la pertinence de l’analyse physico-chimique – par activation neutronique – dans l’identification des pipes à fumer en terre cuite de tradition européenne. Elle s’adresse plus particulièrement aux archéologues qui œuvrent sur des collections issues de sites nord‑américains à composante culturelle mixte, notamment française, néerlandaise et britannique. Les résultats obtenus permettent de signaler que certaines des pipes étudiées pourraient être des productions françaises, alors qu’à l’origine elles avaient été amalgamées aux pipes néerlandaises. Le petit nombre d’échantillons analysés ne permet toutefois pas encore d’acquérir une certitude ; une certaine réserve est donc de mise, quant à la portée des résultats.

The aim of this study is to assess the usefulness of neutron activation, a physico-chemical analysis method, for identifying European-style clay pipes. This research is intended especially for archaeologists working on collections from North American sites with a mix of cultural components, particularly French, Dutch and British. Its results have led to the conclusion that certain pipes originally identified as Dutch may in fact be French. However, owing to the small number of samples studied, this hypothesis remains to be validated; the significance of these findings must thus be viewed with caution.

Analyses physico-chimiques des perles de traite en verre de facture européenne : quelles instrumentations pour quels résultats ?
Adelphine Bonneau, Jean-François Moreau, Réginald Auger, Ron Hancock et Bertrand Émard

Les perles de verre européennes sont des objets archéologiques souvent retrouvés sur les sites d’Amérique du Nord. Utilisées pour la traite de la fourrure, elles sont des marqueurs sociaux et chronologiques. De nombreuses questions sont posées par les archéologues à leur sujet : fabrication, matières premières, qualité, datation, provenance. La plupart de ces questions peuvent trouver une réponse grâce à l’utilisation de techniques physico-chimiques. Nous présentons ici les résultats obtenus lors d’études précédentes et sur des perles de verre de ClFi‑10, avec le microscope, le MEB‑EDS, la fluorescence de rayons X, le spectromètre Raman, l’analyse par activation neutronique et le LA‑ICP‑MS.

European glass beads are common archaeological artifacts on North American sites. Used for the fur trade, they are social and chronological markers. These beads raise many questions for archaeologists, regarding their manufacture, raw materials, quality, date, and provenance. Most of these questions can be answered with physiochemical methods. This article presents the findings of previous bead studies, as well as the results of an analysis of white trade glass beads from site ClFi‑10, carried out by microscope, SEM‑EDS, X‑ray fluorescence, Raman spectrometry, neutron activation, and LA‑ICP‑MS.

De l’Égypte à Québec, un quatuor d’oudja à l’îlot des Palais
Geneviève Treyvaud, Samuel Dupras et Réginald Auger

C’est au printemps 2009 qu’un quatuor de figurines égyptiennes a été mis au jour sur le site de l’îlot des Palais (CeEt‑30), à Québec, par les étudiants de l’école de fouilles archéologiques de l’Université Laval. Cette découverte inattendue soulève des questions sur la provenance réelle des objets, leur présence sur le site, leur identification et leur authenticité. Afin de répondre à cette problématique, plusieurs démarches telles que des études comparative et stylistique ainsi qu’une analyse technologique ont été entreprises.

Four Egyptian figurines were found on the Intendant’s Palace site (CeEt‑30), in Quebec City, by students taking part in Université Laval’s archaeological field school in the summer of 2009. This unexpected discovery raised questions about the real origin of the objects, their presence on the site, their identification and authenticity. Several approaches have been taken to answer these questions, including technological analysis and comparative stylistic studies.

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