Archéologiques 25, 2012

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Archéologiques 25, 2012

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Description

Tables des matières

Typologie et chronologie des pointes de projectile de l’Archaïque récent à Lévis
Jean-Yves Pintal

L’objectif de ce texte est de présenter certains attributs des pointes de projectile recueillies lors de la fouille du site CeEt‑481 à Lévis. Ce vaste site, qui mesurait près de 1 000 m2 et dont plus de 70 % a été fouillé, s’articulait autour d’une trentaine de structures de combustion desquelles ont été obtenues 14 dates radiométriques. Celles-ci démontrent que les lieux ont principalement été occupés de 5 000 à 3 000 ans AA. Les résultats de ces analyses préliminaires permettent de proposer une première séquence régionale pour l’Archaïque récent dans l’estuaire supérieur du Saint-Laurent.

The aim of this article is to discuss some of the attributes of projectile points recovered during the excavation of site CeEt-481 in Lévis. This large site, which measures nearly 1 000 m2 and of which over 70% has been excavated, was organized around approximately 30 combustion structures. Fourteen radiometric dates obtained from these structures demonstrate that the site was occupied primarily from 5 000 to 3 000 BP. The results of these preliminary analyses have made it possible to propose a preliminary Late Archaic sequence for the Upper St. Lawrence Estuary.

Démêler le fil des occupations d’un site plurimillénaire : le cas perturbant de la Station 3-arrière (BhFl-1d) de Pointe-du-Buisson
Ronan Méhault

Le complexe archéologique de Pointe-du-Buisson (BhFl-1) représente à la fois une manne et un casse-tête pour l’archéologue. Ses riches assemblages sont autant de collections de références, mais la récurrence des occupations diachroniques brouille notre compréhension de l’organisation spatiale. En s’appuyant sur les résultats de l’analyse qu’il a effectuée sur le corpus documentaire de la Station 3-arrière, l’auteur vise à démontrer dans cet article qu’en dépit de ces multiples réoccupations, et des nombreuses pédoturbations, des tendances lourdes concernant la distribution horizontale et verticale des vestiges peuvent néanmoins être dégagées via des moyens statistiques.

The archaeological complex of Pointe-du-Buisson (BhFl-1) is both providential and puzzling for archaeologists. The rich assemblages associated with its multi-component sites serve as reference collections ; however, recurring diachronic occupations blur our understanding of the spatial organization. This article aims to show that, despite the multiple occupations and the problems concerning pedoturbation, well-defined trends in both horizontal and vertical artifact distribution can be detected through statistical analyses of the data from Station 3 rear.

Tadoussac et Trois-Rivières : deux hauts lieux de la traite des fourrures (fin XVIe–fin XVIIe siècle)
Françoise Duguay

L’observation d’une ressemblance des lieux physiques, entre Tadoussac et Trois‑Rivières, a initié une réflexion par rapport à leur statut prépondérant dans la traite des fourrures. La synthèse des données biophysiques, ethnohistoriques et historiques établit des points de comparaison, afin d’identifier des variables qui orientent le sens de diverses manifestations, notamment l’instauration de postes de traite. L’étude met en exergue l’importance des deux lieux pour les populations amérindiennes, notamment algonquiennes, facteur qui semble avoir eu une incidence pour déterminer leur statut dans le commerce des fourrures. On remarque cependant une dichotomie dans l’historiographie relative aux deux endroits quant à la place accordée aux Amérindiens et au commerce. Par ailleurs, la réflexion conduit à des inférences qui pourraient avoir une incidence sur l’élaboration de futurs modèles interprétatifs archéologiques.

The similarity observed between the physical sites of Tadoussac and Trois‑Rivières has prompted reflection on their important status in the fur trade. A synthesis of biophysical, ethnohistorical and historical data establishes points of comparison in order to identify the variables that shape the meaning of various actions and events, particularly the establishment of trading posts. This study highlights the importance of both Tadoussac and Trois‑Rivières for Amerindian populations, especially the Algonquians, and notes the determining impact this seems to have had on the status of these sites in the fur trade. However, a dichotomy can be noted in the historiography of both places with regard to the role assigned to Amerindians and trade. Reflection on this question leads to inferences that might affect future archaeological interpretive models.

Les perles en verre de couleur du poste de traite de Chicoutimi : contribution à la datation des occupations des « premiers contacts »
Adelphine Bonneau, Jean-François Moreau et Ron G.V. Hancock

Par comparaison à de multiples séries de perles de verre provenant du nord-est nord-américain entre les xviie et XIXe siècles, l’évaluation des taux d’étain, d’antimoine et d’arsenic (opacifiants présumés du verre) au moyen de l’activation neutronique a permis de proposer que les perles en verre blanches provenant de la couche dite « indienne » du poste de traite de Chicoutimi datent de la première moitié du XVIIe siècle. L’objectif du présent article est de vérifier, en recourant une nouvelle fois à l’activation neutronique, dans quelle mesure les perles monochromes et dichromes de couleur bleu foncé, bleu turquoise, noire, rouge (les perles rouges possèdent une première couche noire et peuvent être considérées comme dichromes) viennent conforter les conclusions obtenues par les perles blanches.

A comparison of estimates obtained, through neutron activation analysis, of the proportion of tin, antimony and arsenic (presumed opacifiers of glass) present in several glass bead series from Northeastern North America, dated between the 17th and the 19th centuries, has enabled us to propose that white glass beads from the “Indian” strata of the trading post at Chicoutimi date from the first half of the 17th century. The goal of this article is to verify, through neutron activation analysis once again, if monochrome and bichrome royal blue, turquoise, black and red beads (red beads are considered bichrome because of their inner black and outer red layers) also recovered
from the “Indian” strata yield the same dates as the white ones.

Relecture des vestiges des premiers forts de bois de Chambly
Pierre Cloutier

L’interprétation de l’emprise au sol des vestiges des deux premiers forts de bois de Chambly, ceux de 1665 et de 1687, est remise en question par les découvertes récentes faites au fort Sainte-Thérèse. Sur ce site, le tracé de l’enceinte dévoilé par les vestiges correspond à la représentation de ce fort sur le plan des Jésuites de 1665, tracé qui avait été rejeté pour Chambly. Une nouvelle analyse du tracé des tranchées de palissade mises au jour lors des interventions archéologiques des années 1970 permet maintenant de redessiner le plan des deux premiers forts de Chambly, dont les nouvelles géométries proposées diffèrent grandement des configurations présentées jusqu’à maintenant. Cette nouvelle interprétation exprime aussi une organisation complètement différente de l’espace intérieur de ces deux forts et précise leur chronologie d’occupation.

The interpretation of the layout of the first two wooden forts in Chambly, dating from 1665 and 1687, has been called into question by recent discoveries at Fort Sainte-Thérèse. The trace, or ground plan, of Fort Sainte-Thérèse, revealed by the structural elements found on the site of that fort, corresponds to the trace shown on the Jesuit plan of 1665. The remains of Fort Chambly, on the other hand, were not thought to reflect the 1665 plan. Thanks to a re-analysis of the palisade trenches at Chambly, uncovered during archaeological fieldwork in the 1970s, the ground plans of the first two forts have now been redrawn, revealing layouts that are very different from those proposed to date. This new interpretation also reveals that the interior spatial organization of the two forts was totally different from that proposed thus far, and sheds light on their occupational chronology.

Les Abénakis de la rivière Saint-François au XVIIIe siècle et la question du fort d’Odanak
Geneviève Treyvaud et Michel Plourde

Depuis 1979, le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, mandaté par les deux conseils de bande d’Odanak et de Wôlinak, a comme mission d’assurer un avenir à la nation abénakise en proposant différentes études reliées à la documentation de son passé et la valorisation de sa culture. Il semble ainsi tout naturel d’intégrer l’archéologie à ce processus. C’est en 2010 avec la collaboration et le soutien financier du Musée des Abénakis, de la Commission locale des Premières Nations et du conseil de bande d’Odanak que le projet archéologique Fort Odanak a débuté. Les coauteurs de cet article ont mis sur pied un projet de recherche visant la découverte des missions et du fort des Abénakis et, par extension, une meilleure connaissance de leur mode de vie aux périodes de « Transition » et « Coloniale ». Ce projet d’une durée de trois ans se terminera par la publication d’une synthèse et la mise en place d’une exposition semi-permanente.

Since 1979, the Grand Council of the Waban-Aki Nation has carried out the mandate it received from the Odanak and Wolinak band councils, namely, to secure the future of the Abenaki Nation through studies that document the nation’s past and enhance its culture. Making archaeology part of the process seemed to be a logical approach. Thanks to the cooperation and financial support of the Abenaki Museum, the Local First Nations Commission and the Odanak Band Council, the Fort Odanak archaeological project was launched in 2010. This research project, designed by the authors of this paper, is aimed at discovering the remains of the Abenaki missions and fort so as to provide a better understanding of the lifeways of the Abenaki during the “Transition” and “Colonial” periods. This three-year project will culminate in the publication of a synthesis of results and a semipermanent exhibition.

EkFt-20 : du Sylvicole supérieur à 1960
Dario Izaguirre

De 2002 à 2010, une série de campagnes de fouille et d’inventaire a été effectuée dans les régions drainées par les rivières Eastmain et Rupert sur Eeyou Istchee (Baie-James). La plupart des sites découverts lors de ces campagnes étaient situés près de berges ; peu d’entre eux ayant été localisés à l’intérieur des terres. Cela est curieux puisque les recherches ethnographiques indiquent que les campements hivernaux sont en général éloignés des rives. L’objectif de cet article consiste à présenter les résultats de la fouille du site EkFt‑20 qui, justement, se trouve à l’intérieur des terres, en marge du lac Cabot. Ce site se compose de plusieurs habitations d’hiver qui ont été occupées de 1930 à 1950. Les fouilles ont permis de recueillir suffisamment d’informations pour s’attaquer à la question de la continuité des occupations en ce lieu. Cette question est d’autant plus pertinente que les fouilles ont révélé la présence d’une couche d’occupation préhistorique.

Between 2002 and 2010, a series of archaeological surveys and excavations were conducted in the drainage basins of the Eastmain and Rupert rivers and some of their tributaries in Eeyou Istchee (James Bay). Most of the archaeological sites discovered during the surveys were situated near shorelines; only a few were located inland. This is odd because ethnographic research indicates that winter camps were not usually located near riverbanks. The goal of this article is to present the results of the excavation of site EkFt-20, one of the few inland sites identified during the fieldwork. This site, which is situated in the Lake Cabot area, comprises several winter dwellings that were occupied between 1930 and 1950. The excavations have yielded enough data for us to address the question of the continuity of the site’s use over time. This question is particularly relevant given that the excavations revealed the presence of a precontact period occupation.

Fouilles de deux ateliers de construction de canots (lac Des Champs, Nord-du-Québec)
Francis Marcoux

La fouille du site EkFt‑06 a permis la découverte des vestiges de deux présumées plateformes de construction de canots d’écorce datant de plus d’un siècle. Cet article compare les traces observées lors de la fouille de ces structures avec les modes de construction décrits dans la documentation ethnographique. Les techniques de fabrication des Cris, des Malécites, des Algonquins et des Atikamekws ont été examinées afin de formuler une interprétation. Le grand nombre de ces ateliers répertoriés dans la littérature suggère l’existence d’un type de structure archéologique sous-estimée et jusqu’à présent peu étudiée. La fouille de EkFt‑06 correspond à l’une des premières excavations de ce type de structure à la Baie-James. La publication de ces résultats aidera à l’identification de ce type de vestiges dans cette région et ailleurs.

Excavations on site EkFt-06 have identified the remains of two alleged bark canoe building beds, dating back more than a century. This article discusses these remains in the light of various construction techniques described in the ethnographic literature. The construction techniques used by the Cree, Maliseet, Algonquin and Atikamekw have been studied in an attempt to formulate an interpretation of the archaeological remains. The large number of canoe building sites reported in the literature points to a type of archaeological structure whose presence has been underestimated to date and which has thus been understudied. The fieldwork on EkFt-06 is one of the first excavations of this type of structure in the James Bay region. The publication of these results will help identify remains of this type in this region and elsewhere.


Note de recherche

Présence amérindienne à la pointe à Callière, 1642-1688 : guerre, fourrures et évangélisation
Justine Bourguignon-Tétreault

Depuis 2002, le site BjFj‑101 à la pointe à Callière fait l’objet de fouilles intensives qui ont révélé des vestiges associés au premier fort érigé par les colons de Maisonneuve en 1642-1643. L’étude de trois contextes stratigraphiques successifs laisse entrevoir l’interaction euro-amérindienne pour la période de 1643 à 1688. La composition des sols, de pair avec la culture matérielle qu’ils contiennent, jette une lumière nouvelle sur l’occupation de la pointe après le démantèlement du fort et avant la reprise du terrain par le gouverneur de Callière. Plusieurs éléments soutiennent l’hypothèse de campements amérindiens sur la pointe lors des foires de fourrures, tout en montrant la persistance des traditions et technologies autochtones à la période historique.

Intensive excavations on site BjFj-101 at Pointe à Callière since 2002 have uncovered the remains of the first fort built by Maisonneuve’s settlers in 1642-1643. A study of three consecutive stratigraphic contexts has opened a window on the interaction of Europeans and Amerindians during the 1643 to 1688 period. The soil composition of these contexts, coupled with the material culture they contain, sheds new light on the occupation of the point after the fort was dismantled and before the land was recovered by Governor de Callière. Several findings support the hypothesis that Amerindians camped on the point during fur fairs, and demonstrate the persistence of Native traditions and technologies during the historical period.

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