Archéologiques 24, 2011

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Archéologiques 24, 2011

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Description

Tables des matières

Les réserves archéologiques du Québec et les nouvelles réalités sociétales
Pierre Desrosiers

Les réserves permettent de conserver le patrimoine archéologique mobilier et, ultimement, de l’interpréter, le faire connaître et le mettre en valeur. En présentant l’exemple de quatre types de réserve (gouvernementale, muséale, municipale, de communauté culturelle), cet article révèle une dynamique qui contraste avec ces lieux de savoir traditionnellement statiques. Des laboratoires et collections de référence s’y sont greffés, donnant une seconde vie aux objets. Malgré une transformation radicale de l’archéologie depuis les années 1980, les collections continuent de s’accumuler sans que leur étude se concrétise nécessairement. Grâce à ce survol, on aperçoit une nouvelle réalité sociétale qui devrait amener les chercheurs à revoir un de leurs objectifs traditionnels. Si l’archivage des vestiges matériels paraît de plus en plus désuet, leur interprétation devient un objectif plus prometteur, surtout quand elle est prévue au départ des recherches, propose un récit du lieu d’intervention et alimente des activités éducatives et de diffusion concrètes.

Reserves make it possible to conserve portable archaeological heritage and, eventually, to interpret, publicize and present it. Using the example of four types of reserves (government, museum, municipal and cultural community), this article reveals a dynamic that contrasts with that of traditionally static centres of knowledge. Laboratories and reference collections have been joined to reserves, giving objects a second life. Although archaeology has undergone a radical transformation since the 1980s, collections continue to accumulate without being studied necessarily. This overview sketches the outlines of a new social reality that should lead researchers to revise one of their traditional objectives. While archiving material remains seems less and less relevant, interpreting them has become a more promising goal, especially when this goal is planned for at the outset of research, offers a narrative of place and sustains educational and concrete outreach activities.

Les occupations basques dans le golfe du Saint-Laurent, 1530-1760. Périodisation, répartition géographique et culture matérielle
Brad Loewen et Vincent Delmas

L’archéologie des sites basques dans le golfe du Saint-Laurent permet de tracer des continuités dans les activités, les schèmes d’établissement, la culture matérielle et l’identité des pêcheurs basques sur plus de 250 ans. La majorité des pêcheurs basques provenait de la province du Guipúzcoa en Espagne, un facteur souvent négligé qui permet de mieux comprendre les réseaux d’approvisionnement des Basques allant au golfe, ainsi que les fluctuations chronologiques et spatiales qui caractérisent leur présence. Nous examinons les sites basques selon quatre périodes entre 1530 et 1760, et selon les activités des Basques propres à chacune de ces périodes : pêche à la morue, chasse à la baleine, commerce des fourrures, et contact amérindien. Une attention particulière est portée aux sites de Red Bay, de l’estuaire du Saint-Laurent, de Petit-Mécatina et de Pabos, qui éclairent respectivement les aspects propres à chacune des quatre périodes.

The archaeology of Basque sites in the Gulf of St. Lawrence reveals several continuities in the activities, settlement patterns, material culture and identity of Basque fishers over a period of more than 250 years. Most Basque fishers came from the province of Guipúzcoa in Spain; this is a frequently overlooked factor that offers insights into the supply networks used by the Basques sailing to the Gulf, as well as the chronological and spatial variations that characterize their presence. In this article, Basque sites are examined according to four periods between 1530 and 1760, and according to the activities represented in each period — cod fishing, whale hunting, fur trading and Native contact. Special attention is given to sites at Red Bay, in the St. Lawrence Estuary, at Petit-Mécatina and at Pabos, which shed light on aspects specific to each of the four periods.

Exploration de la région de Waskaganish et du sud de la baie James à la recherche de sources de chert
Gilles Rousseau

Le terme général de « chert des basses terres » est souvent utilisé pour désigner des variétés de chert retrouvées dans les sites archéologiques de la baie James. Des études archéologiques, surtout ontariennes, en ont défini les caractéristiques générales à partir d’échantillons prélevés dans les formations géologiques et les dépôts meubles de l’ouest et du sud de la baie James. Notre premier objectif consistait à en vérifier l’occurrence à l’est de la baie James, au sud de la baie de Rupert ; le cas échéant, nous voulions comparer le chert de ces sources avec des variétés retrouvées dans les sites archéologiques. Les explorations de l’été 2009 n’ont pas permis d’en repérer des sources significatives, ni dans les formations géologiques ni dans les dépôts meubles. Ces variétés de chert pourraient donc provenir de sources plus éloignées, sur la côte ouest de la baie James ou dans les moraines situées plus au sud.

The term HBL cherts is often used to designate varieties of chert found on archaeological sites in the James Bay region. Archaeological studies, particularly those by Ontarian researchers, have defined the general characteristics of this chert on the basis of samples taken from geological formations and unconsolidated deposits on the west and south shores of James Bay. Our primary objective was to check for the occurrence of this chert on the east shore of James Bay, to the south of Rupert Bay. If possible, we intended to compare chert from these sources with the varieties discovered on archaeological sites. The explorations of summer 2009 did not enable us to identify any significant sources, whether in geological formations or in unconsolidated deposits. These varieties of chert may thus have come from more distant sources, on the west shore of James Bay or in moraines located further south.

Les cherts de la région de Québec : un aperçu de l’approvisionnement préhistorique par les Amérindiens
Isabelle Duval

Le projet multidisciplinaire de chantier archéologique Cartier-Roberval, réalisé par la Commission de la capitale nationale du Québec, a permis d’éclairer différentes facettes de l’occupation au Cap- Rouge de 1541-1543 par les Français. Une étude de provenance a été effectuée sur les artefacts en chert verdâtre retrouvés sur le site. La caractérisation des artefacts ainsi que de six sources de chert de la région a été faite avec des analyses de composition chimique en activation neutronique (INAA), mais également avec les caractéristiques macroscopiques et pétrographiques des cherts. Les résultats tentent d’éclairer le contexte géologique de nombreuses sources de cherts de l’Ordovicien à Québec et ciblent des sources exploitées à la préhistoire.

The multidisciplinary project conducted by the Commission de la capitale nationale du Québec at the Cartier-Roberval archaeological site has shed light on various aspects of the French occupation of Cap Rouge between 1541 and 1543. A provenance study was carried out on green chert artifacts found on the site. The chemical compositions characterizing these artifacts and six regional sources of chert were established through Instrumental Neutron Activation Analysis (INAA), as well as by macroscopic and petrographic analysis. The results help to clarify the geological context of numerous Ordovician chert sources in this region and to pinpoint sources used in the prehistoric period.

Une technologie lithique particulière dans la vallée centrale de l’Outaouais au Sylvicole moyen
Marcel Laliberté

Des recherches effectuées entre 1996 et 2003 dans le parc du Lac-Leamy, à Gatineau, tendent à révéler l’existence d’un foyer culturel distinctif dans la vallée centrale de l’Outaouais pendant le Sylvicole moyen. L’un des traits particuliers de ce courant idéologique, qui a coloré plusieurs aspects de la vie quotidienne des habitants, se rapporte à la technologie lithique et à la façon particulière dont les artisans tailleurs ont tiré partie du chert Kichisipi, une matière première qui abonde dans la région mais dont les qualités sont plutôt modestes sur le plan de la taille.

Research carried out in Parc du Lac-Leamy in Gatineau between 1996 and 2003 seems to reveal the existence of a distinctive culture based in the central Ottawa Valley during the Middle Woodland period. One of the specific features that characterized this ideological tendency and affected the daily lives of the region’s inhabitants is related to lithic technology and the particular way stone knappers managed to make use of Kichisipi chert, a raw material that, while found in abundance in the region, does not possess premium knapping qualities.

Le site BiFw-6, au carrefour des influences culturelles : nouveau regard sur le Sylvicole moyen de la vallée de l’Outaouais
André Miller

Le site BiFw‑6 est présenté avec l’intention d’améliorer la compréhension actuelle de la période du Sylvicole moyen (400 av. J.‑C.-1000 ap. J.‑C.) en Outaouais. À cet égard, nous nous demandons comment, en plus du contexte physique, les fouilles archéologiques et les analyses en cours jetteront un nouvel éclairage sur certains éléments du paysage culturel dans lequel ont évolué les groupes du Kabeshinàn. L’analyse accusait un certain retard au niveau de la céramique, mais nos travaux préliminaires mettent en évidence quelques éléments du décor des vases ou types céramiques en usage au Kabeshinàn à cette époque. Rendue possible par les fouilles des années 1990, l’analyse des productions céramiques locales et une analyse des collections permettront certainement d’identifier d’autres types de céramiques et de positionner les productions locales dans les grands ensembles culturels du sud du Québec et de l’est ontarien, ainsi que de dégager probablement les traits de style propres à ces productions locales.

The BiFw-6 site is presented with a view to improving current knowledge of the Middle Woodland period (400 BC to 1000 AD) in the Ottawa Valley. The author set out to see how archaeological excavations and analyses, in addition to the physical context, shed new light on certain components of the cultural landscape in which the Kabeshinàn groups lived. Although the ceramics analysis is not yet complete, some decorative elements used on vessels or types of pottery in Kabeshinàn during this period have been identified through preliminary studies. Based on material from excavations carried out in the 1990s, the analysis of local ceramic productions and other ceramic collections will no doubt make it possible to identify other pottery types and place local productions in the
context of broader cultural trends in southern Québec and eastern Ontario. Such analysis may also lead to the clarification of stylistic features characterizing such local productions.

L’énigmatique pyroclastique !
Nicolas Cadieux

L’énigmatique « pierre pyroclastique » a peu retenu l’attention des archéologues. Pourtant, on retrouve plus de 35 000 artefacts distribués dans 39 sites archéologiques ! Cette étude démontre que 97,98 % de cette matière se retrouve sur la rivière des Outaouais entre Constance Bay et son embouchure sur le fleuve Saint-Laurent, soit à Pointe-des-Cascades et à Pointe-du-Buisson. C’est durant l’Archaïque supérieur (entre 4600 AA et 2950 AA) que 85 % de la pyroclastique semble avoir été taillée, et environ 13 % durant le Sylvicole inférieur (2950 AA à 2350 AA) ou moyen (2350 AA à 950 AA), tandis que 2 % provient d’un contexte temporel encore incertain. Les études spatiales suggèrent la présence de deux sources lithiques toujours inconnues : une source principale en paroi rocheuse dans la région de Constance Bay (plus fréquentée à l’Archaïque) et une source secondaire (blocs erratiques) située dans la région de l’embouchure (plus fréquentée au Sylvicole inférieur et moyen).

The enigmatic “pyroclastic rock” has largely been ignored by the archaeological community. Nonetheless, more than 35 000 artifacts have been identified on 39 different archaeological sites. Out of this total, 97.98 % were found on the Ottawa River between Constance Bay and sites at the junction of the Ottawa and St. Lawrence rivers, namely Pointe-des-Cascades and Pointe-du-Buisson. It appears that 85 % of these pyroclastic artifacts were manufactured during the Late Archaic period (between 4600 BP and 2950 BP) and around 13 % were produced during the Early Woodland (2950 BP to 2350 BP) and Middle Woodland periods (2350 BP to 950 BP), while 2 % come from an undated context. Spatial studies suggest the presence of two, as yet unknown sources. One primary lithic quarry ought to be situated in the Constance Bay area (more frequently visited during the Late Archaic), while another, secondary source (erratics) should be situated at the junction of the two rivers (more frequently visited during the Late and Middle Woodland periods).

Une gestion archaïque des matières premières lithiques en Haute Côte-Nord
Nicolas Fortier
Note de recherche

En tant qu’une des rares composantes datées de l’Archaïque moyen sur le territoire québécois, le site Pointe-à-John 2 (DbEj‑22), situé près de l’embouchure de la rivière des Grandes-Bergeronnes sur la Haute Côte-Nord, a livré un assemblage archéologique qui a permis d’approfondir nos connaissances sur cette période méconnue. Les résultats obtenus lors de cette étude ont servi à caractériser la gestion des matières premières d’un groupe qui a visité ce site il y a entre 7 000 et 6 000 ans AA. Inspirée de l’approche technologique développée en France, la méthodologie que nous avons suivie a permis d’inférer l’organisation technologique de ce groupe et une partie de
son système technique en nous basant sur l’identification des techniques et des méthodes de taille, ainsi que sur la reconstitution des différentes chaînes opératoires présentes sur le site.

As one of the rare components dating to the Middle Archaic period in Quebec, the Pointe-à-John 2 site (DbEj‑22), located close to the mouth of the Grandes-Bergeronnes River on the Upper North Shore, has produced an archaeological assemblage which greatly expands our knowledge of this poorly known period. This study characterizes the raw material economy of a group that visited the site between 7 000 and 6 000 years BP. Our methodology, inspired by the technological approach to lithic analysis developed in France, has provided insights into the technological organization of this group and some aspects of their technical system, based on the identification of knapping techniques and the reconstruction of various chaînes opératoires present on the site.

Une pointe lancéolée à retouches parallèles au Bic
Claude Chapdelaine

Une pointe complète découverte au Bic dans le Bas-Saint-Laurent et s’apparentant au type Sainte-Anne du Paléoindien récent est présentée et les implications chronologiques et culturelles sont discutées dans un contexte géographique élargi.

A complete projectile point found in the Bic area of the Bas-Saint-Laurent and similar to the Late Paleoindian Sainte-Anne type is described, and its chronological and cultural implications are discussed within a broader geographical perspective.

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