Archéologiques 21, 2008

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Archéologiques 21, 2008

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Description

Tables des matières

Caractérisation géochimique d’artefacts et des sources du quartzite de Mistassini et du chert de Ramah, Québec septentrional
David LeBlanc et Jean-François Moreau

Des fouilles archéologiques menées récemment sur la rivière Péribonka, un des principaux affluents du lac Saint-Jean, ont conduit à la découverte de nombreux vestiges lithiques. Les analyses macroscopiques permettent d’associer ces artefacts avec les sources lithiques de la colline Blanche (quartzite de Mistassini) et de la baie de Ramah (chert de Ramah). Des analyses en activation neutronique ont été conduites sur des spécimens géologiques et archéologiques afin de vérifier les observations macroscopiques. L’analyse statistique des résultats démontre une différence géochimique entre les deux matériaux lithiques, en plus d’une correspondance géochimique significative entre les artefacts et les sources.

Archaeological excavations on several sites along the Péribonka River, one of the main tributaries of Lake Saint-Jean, uncovered a large number of lithic remains. Macroscopic analyses of these artifacts have associated them with lithic sources in the area of the Colline Blanche (Mistassini quartzite) and around Ramah Bay (Ramah chert). To validate these macroscopic observations, neutron activation analyses were conducted on geological and archaeological specimens. According to a statistical analysis of the results, there is a geochemical difference between the lithic material from the two sources and a significant geochemical correspondence between the artifacts and the sources.

Projet archéologique Cartier-Roberval : recherches 2006-2007
Richard Fiset, Hélène Côté et Gilles Samson

Le site Cartier-Roberval désigne les lieux récemment découverts de l’établissement associé à la première tentative coloniale de la France en 1541‑1543. Cette découverte ouvre sur un monde nouveau du point de vue de l’archéologie québécoise et, même après la campagne de fouille de 2007, nous n’en sommes qu’aux prémisses d’une recherche colossale. Bien des études et des analyses sont en cours pour recréer le cadre de vie de cette colonie dans son contexte environnemental. C’est aussi à cet endroit du Québec que l’on retrouve les plus anciennes traces du contact avec le monde amérindien. À partir des premiers résultats obtenus, le texte dressera un portrait des études en cours, du contexte historique et environnemental, des hypothèses architecturales et des premiers éléments de culture matérielle qui font ressortir les richesses archéologiques d’un site incomparable.

The Cartier-Roberval site contains the remains of a settlement associated with France’s first efforts to establish a colony in North America in 1541‑1543. It also contains the earliest traces of European contact with Amerindians uncovered to date in Québec. The discovery of this site has opened up a whole “new world” for Québec archaeology. Indeed, even after conducting major excavations in 2007, we have just begun to scratch the surface of a vast field of research. Numerous studies and analyses are currently under way to reconstruct life in this colonial settlement, taking its environmental setting into account. This article, which is based on our preliminary findings, discusses the various studies in progress, the site’s historical and environmental context, hypotheses about its architectural features, and components of its material culture that highlight the rich archaeological resources ofthis unique site.

Note de recherche :

Identification visuelle et géochimique du quartzite sur les sites du Saguenay–Lac-Saint-Jean
Isabelle Duval

La présence de quartzite est fréquemment remarquée dans les assemblages lithiques des sites archéologiques du Québec. L’identification de la provenance de ce quartzite est souvent assignée, sur une base visuelle, à une source connue. Cette note de recherche présente une partie de la méthodologie et des résultats de recherche d’une étude de comparaison géochimique entre la source de la colline Blanche et un échantillon de témoins archéologiques en quartzite, provenant de 14 sites de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les résultats montrent que 70 % des artefacts en quartzite analysés, assignés visuellement au quartzite de Mistassini, ont une géochimie semblable à celle du sous-groupe Ms de la colline Blanche. Ces résultats illustrent bien, par le fait même, le risque d’erreur attribuable à l’identification visuelle du quartzite de Mistassini.

Quartzite is often noted in lithic assemblages from archaeological sites in Québec, and assigning the different types of quartzite to known lithic sources is often done visually. This article presents some of the results of a geochemical study comparing quartzite from the Colline Blanche source with a sample of quartzite specimens from 14 archaeological sites in the Saguenay–Lac-Saint-Jean area. Results show that the geochemical nature of 70% of these quartzite artifacts, visually identified as Mistassini quartzite, is similar to that of the Ms subgroup from the Colline Blanche. This outcome also provides a measurement of the risks of visual identification when assigning quartzite artifacts to known lithic sources.

Un assemblage des Iroquoiens du Saint-Laurent provenant d’Akwesasne dans les collections du Musée McCord
Christian Gates St-Pierre

Le Musée McCord possède de nombreuses collections archéologiques préhistoriques provenant des quatre coins du Québec et de l’Amérique du Nord. S’agissant pour la plupart de vieilles découvertes fortuites, ces collections ont été oubliées depuis longtemps par la plupart des archéologues. Une de ces collections, provenant d’Akwesasne et composée principalement de tessons de céramique des Iroquoiens du Saint-Laurent, est présentée ici. Une analyse par attributs complétée par des analyses comparatives sommaires permet d’évaluer sa variabilité stylistique et de préciser sa position chronologique.

The McCord Museum has a large number of prehistoric archaeological collections from throughout Québec and North America. Since most of these collections are the result of chance discoveries made many years ago, they have long been forgotten by most archaeologists. One of the collections, which is from Akwesasne and consists mainly of St. Lawrence Iroquoian potsherds, is described in this paper. An attribute analysis completed by summary comparative analyses has made it possible to assess its stylistic variability and determine its chronological position.

Analyse typologique d’une collection de perles de verre exhumée à Kahnawake
Mathieu Beaudry et André Costopoulos

À l’automne 2003, un bref inventaire archéologique réalisé à Kahnawake, une réserve mohawk près de Montréal, a permis de mettre au jour une collection respectable de perles de verre. En effet, 389 perles, dont une de coquillage (wampum), ont été retrouvés à l’intérieur des 4 m2 excavés sur le terrain d’un résidant de la communauté. L’analyse typologique de cet assemblage a été réalisée à l’aide de la classification de Kidd & Kidd. Les résultats de cette étude confirment les données historiques à propos de la première occupation permanente de ce territoire au début du XVIIIe siècle. Néanmoins, un regard comparatif avec d’autres collections de perles de verre du Nord-Est américain semble également suggérer une occupation antérieure des lieux.

A short archaeological survey in fall 2003 in Kahnawake, a Mohawk reserve near Montréal, uncovered a sizeable collection of glass beads. In all, 389 glass beads and one made of shell (wampum) were found in a 4m2 area excavated on the property of one of the community’s residents. A typological analysis of the assemblage was conducted using Kidd & Kidd’s bead classification system, and its results confirm the historical data to the effect that the Mohawk’s first permanent occupation of this area dates to the early 18th century. However, a comparison of the material with other glass bead collections from Northeastern North America also raises the possibility of an earlier occupation in the Kahnawake area.

De deux nouvelles marques de fabricant utilisées par la manufacture de pipes à fumer Henderson de Montréal
Christian Roy

L’inventaire archéologique réalisé sur le site Henderson-Dixon a permis de mettre au jour une abondante quantité d’artefacts qui témoignent de la fabrication des pipes à fumer. Parmi les milliers de fragments exhumés, la plupart portent les usuelles marques de fabricant de la famille Henderson, en affaires à Montréal entre les années 1847 et 1876. Toutefois, l’examen de ces mêmes assemblages a révélé la présence de quelques pipes affichant des symboles pour le moins inhabituels. L’analyse de ces éléments démontre que ces pictogrammes auraient servi de marques de fabricant, permettant désormais d’associer les pièces ainsi identifiées aux produits de la manufacture Henderson.

An archaeological survey of the Henderson-Dixon site led to the discovery of a large number of artifacts testifying to the production of clay tobacco pipes. Most of the thousands of fragments unearthed have maker’s marks typically associated with the Henderson family, which operated a pipe-making factory in Montreal between 1847 and 1876. However, a small number of the pipes uncovered bear highly unusual symbols, or pictograms. A study of these pictograms has shown that they also served as maker’s marks, allowing the pipes in question to be identified as products of the Henderson factory.

Un modèle d’intégration de la recherche dans le musée d’archéologie
Pierre Desrosiers

L’archéologie et la muséologie sont deux disciplines scientifiques qui explorent et traduisent les préoccupations de la société vis-à-vis de son passé. Leur évolution disciplinaire témoigne de convergences et de divergences d’intérêts axés sur l’acquisition et la diffusion des connaissances. L’archéomuséologie, un modèle interdisciplinaire, propose de réunir les deux disciplines dans un même cycle, celui de la transmission des connaissances. Le modèle modifie le lien traditionnel entre l’objet et l’exposition, pour mieux se concentrer sur le contexte archéologique, une base essentielle pour reconstituer le contexte culturel ou, en d’autres mots, l’histoire du lieu. En outre, le modèle fait ressortir la contribution de l’archéologie dans la société moderne, plus précisément dans la construction d’un passé complexe à décoder, mais encore plus fascinant à révéler au visiteur du musée d’archéologie.

Archaeology and museology are two scientific disciplines that explore and give expression to society’s interest in the past. The evolution of both fields testifies to their convergent and divergent concerns relative to the acquisition and dissemination of knowledge. Archaeomuseology is an interdisciplinary model that suggests uniting the two disciplines in a single cycle devoted to knowledge transmission. This model modifies the traditional link between objects and exhibits to focus more closely on the archaeological context, which is essential for reconstructing the cultural context, or the history, of a place. Moreover, the model highlights the role played by archaeology in modern society, specifically in rebuilding a complex past that must be decoded, but that is even more fascinating to reveal to archaeology museum visitors.

Information complémentaire

Version

Papier, PDF téléchargeable

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