Archéologiques 19, 2006

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Archéologiques 19, 2006

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Description

Tables des matières

Le site de Price et les modes d’établissement du Paléoindien récent dans la région de la rivière Mitis
Jean-Yves Pintal

C’est sous la direction de l’archéologue Pierre Dumais que le site DdEa‑3 a été trouvé, en 1995, dans la municipalité du village de Price en Gaspésie. Les résultats de cet inventaire l’ont amené à conclure que cette occupation amérindienne préhistorique datait du Paléoindien récent. Au printemps 2005, la portion nord de ce site a fait l’objet de fouilles et quatre stations distinctes y ont été repérées. Les analyses préliminaires indiquent que ces campements correspondent à la phase finale du Paléoindien récent. Elles permettent également de proposer que chaque station illustre un mode d’établissement particulier.

Site DdEa‑3 was discovered during a survey directed by Pierre Dumais in 1995 in the municipality of Price on the Gaspé Peninsula. Based on the results of the survey, it was concluded that this prehistoric Amerindian occupation dated from the Late Palaeo-Indian period. In the spring of 2005, the north part of the site was excavated and four different camps were identified. Preliminary analysis indicates that the camps date from the last phase of the Late Palaeo-Indian period. It also suggests that each camp reflects a specific settlement pattern.

L’anse à la Croix : dix ans plus tard (1996-2005)
Érik Langevin

Depuis 1996, près de 250 m2 ont été excavés sur sept lieux différents, tous situés à l’intérieur des limites de l’anse à la Croix. Plusieurs dizaines de milliers de pièces archéologiques ont ainsi été recueillies sur ces sites. Il s’agit le plus souvent de fragments osseux, d’objets en pierre, de tessons de poterie et d’objets de traite, qui témoignent d’occupations successives entre l’Archaïque et le XVIIIe siècle. Sis à 34 km en aval de Chicoutimi et à environ 100km en amont de Tadoussac, les sites de l’anse à la Croix sont, avec ceux de la rivière Sainte-Marguerite, les seuls témoins connus de l’occupation ancienne du Bas Saguenay. Les informations qu’ils nous transmettent permettent dès lors de documenter cet environnement qui relève à la fois du maritime et de l’intérieur des terres, à la fois laurentien et boréal.

Since 1996, areas covering a total of close to 250 m2 have been excavated on seven different sites in Anse à la Croix. These sites have yielded tens of thousands of artifacts, consisting mainly of bone fragments, stone objects, potsherds and trade goods, which testify to occupations dating from the Archaic period to the 18th century. These sites at Anse à la Croix, located 34 km downstream from Chicoutimi and roughly 100 km upstream from Tadoussac, constitute, along with those uncovered next to the Sainte-Marguerite River, the only traces known to date of past occupation in the Lower Saguenay region. The information they provide has made it possible to document this maritime, inland, Laurentian and boreal environment.

Découvertes sur le mode de construction et le contenu des latrines du Nouveau palais de l’intendant
Nathalie Gaudreau et Étienne Taschereau

Les fouilles menées au printemps 2005 par l’Université Laval visaient, entre autres, à retrouver ce qui pouvait subsister des latrines ouest du Nouveau palais de l’intendant (CeEt‑30). La délimitation de leurs murs de fondation a permis d’en reconstituer les étapes et le mode de construction. Leur fonctionnement a pu être déterminé par la mise au jour de quatre cheminées (chausses d’aisance) se jetant dans une fosse, dont la base comporte deux drains qui ont influencé la nature des sols qu’on y a retrouvés. L’étude de la culture matérielle et celle des restes fauniques ont fourni des indices quant à la diète, l’état de santé et le statut socioéconomique des utilisateurs de ces latrines. Bien que conçues d’abord comme lieu d’aisance, ces latrines servaient aussi, au Régime français, comme zone de rejet pour les restes de table et les déchets domestiques. Le matériel archéologique recueilli a aussi démontré que les militaires britanniques, installés au palais depuis 1759, ont principalement utilisé les latrines comme dépotoir, avant que le bâtiment ne soit converti en caserne militaire.

One important objective of the 2005 Université Laval archaeological field project at the Palais de l’Intendant (CeEt‑30) was to locate the remaining elements of the palace’s west wing privy. The identification and definition of the privy’s foundations aids the reconstruction of building techniques of the period. The project identified four shafts that acted as rubbish chutes leading to a stone-walled pit, with two drains at the bottom influencing the high organic deposits inside the privy. The study of the material culture and a rich assemblage of faunal remains recovered within the privy also provide primary evidence of the diet, health and wealth of the privy’s users and their garbage disposal practices. Although mainly used as a latrine, the French disposed all manner of household and food waste therein. The study also demonstrated that the latrine was used in a different fashion by the British Army garrison that resided in the house after 1759, primarily as a midden, before the building was converted into an army barracks.

Des marques lapidaires à la citadelle de Québec
Pierre Cloutier

Lors des travaux de démantèlement des pierres de parement de la contregarde Dalhousie de la Citadelle de Québec, les ouvriers ont remarqué la présence d’inscriptions sur les bouts jointifs des pierres. Après un relevé systématique des 75 marques distinctes gravées dans la pierre, une recherche fut entreprise pour en comprendre l’origine et la signification. Il en ressort qu’il s’agit de marques de tâcheron identifiant les maçons qui, au cours de l’hiver 1828‑1829, ont taillé ces pierres, qu’ils devaient ensuite poser l’été suivant. Les représentations graphiques utilisées témoignent d’une tradition largement répandue en Occident et même en Orient, et ce, depuis l’Antiquité.

In dismantling the stone facing of the Dalhousie counterguard at the Québec Citadel, workmen noted inscriptions on the joint ends of the stones. Following a systematic inventory of 75 different marks, research was undertaken to determine their origin and significance. It was discovered that the marks identified the masons who cut the stones in the winter of 1828‑1829 and were to lay them the following summer. The designs used testify to a tradition that was widespread in both the Western world and the Orient from the time of antiquity.

Note de recherche :

Un cas unique de grotte ornée au Québec : le site rupestre avec dessin au charbon de bois (ClEj-10), Bas-Saint-Laurent
Daniel Arsenault

La découverte fortuite à l’automne 2005, près de Cacouna sur la rive sud du Saint-Laurent, d’un site d’art rupestre d’un type inattendu au Québec ouvre une nouvelle perspective dans la recherche en archéologie rupestre. Cette note de recherche présente des résultats préliminaires de l’étude qui s’amorce à propos de cette grotte ornée, au sein de laquelle fut identifié un premier cas de dessin au charbon de bois. L’auteur discute également de l’authenticité et de l’ancienneté relative de cette oeuvre rupestre d’un nouveau genre, et propose les avenues à suivre en vue d’en poursuivre l’étude tout en assurant sa sauvegarde patrimoniale.

The chance discovery of a type of rock art not thought to exist in Québec at a site east of Cacouna on the south shore of the St. Lawrence in the fall of 2005 opens up new perspectives in archaeological research on rock art. This research note presents the preliminary results of a study launched by this decorated cave, where the first example of a charcoal drawing was identified. The author also discusses the authenticity and relative age of this new kind of rock art and suggests avenues for pursuing research while preserving this heritage.

Présence inusitée de restes osseux de Saumon atlantique (Salmo salar) dans le Haut Saint-Laurent
Michelle Courtemanche

La découverte de quelques ossements de Saumon atlantique (Salmo salar) dans les vestiges fauniques du site archéologique de Summerstown Station (BgFp‑1), sis à moins de 5 km au nord du fleuve Saint-Laurent, en aval de la ville de Cornwall, a retenu l’attention de l’auteur. De fait, la présence de ce poisson mérite d’être soulignée eu égard à sa très grande rareté dans les sites préhistoriques du Haut Saint-Laurent. Quelques considérations d’ordre biologique et zooarchéologique viennent préciser la singularité de cette découverte.

The presence of Atlantic Salmon (Salmo salar) bones recognized in the faunal assemblage of the prehistoric site of Summerstown Station (BgFp‑1), which is situated downstream of Cornwall city, at less than 5 km north of the St. Lawrence River, is peculiar. Indeed, that species was identified for the first time in the Upper St. Lawrence area. The author shares some biological and zooarchaeological thoughts about that discovery.

De choses et d’autres …

Première campagne de fouilles au Lieu historique national du Canada des Forts et Châteaux Saint-Louis
Pierre Cloutier et Jacques Guimont
Aucun résumé

Une carte du Québec pour visualiser les découvertes archéologiques
Catherine Caron
Aucun résumé

Les bagues dites « jésuites » dans l’espace laurentien
Caroline Mercier
Aucun résumé

Occupations amérindiennes de la côte est de la baie James : systèmes d’établissement et analyse spatiale de sites archéologiques
André Miller
Aucun résumé

Étude des cohortes de rongeurs fossiles : le site Pléistocène moyen de la Caune de l’Arago (Tautavel, France)
Alexandra-Cristina Paunescu
Aucun résumé

Le bois d’œuvre et le port de Montréal, 1840-1850 : une approche archéologique
Alexandre Poudret-Barré
Aucun résumé

Croissance et mortalité sélective : le cas des individus immatures exhumés du cimetière St. Matthew (1771-1860) à Québec
Étienne Taschereau
Aucun résumé

Le cuivre dans tous ses états
Geneviève Treyvaud
Aucun résumé

Information complémentaire

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Papier, PDF téléchargeable

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