Archéologiques 17, 2004

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Archéologiques 17, 2004

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Description

Tables des matières

Beaucoup de quartz et absence de céramique. Que signifie l’occupation du site CcGk-19, dans la moyenne vallée de l’Outaouais ?
Leila Inksetter

Le site CcGk‑19 se trouve sur la rive ouest de la rivière Dumoine à environ 18 km de son embouchure. Il a été occupé à plusieurs reprises par des nomades au cours de la préhistoire. Ceux-ci ont surtout laissé derrière eux des vestiges liés à la taille de la pierre et ont fait un usage très important du quartz. Cette situation caractérise beaucoup de sites localisés sur les affluents de la moyenne vallée de l’Outaouais et peut être attribuée à une utilisation des sources lithiques locales. L’examen de ce site dans le contexte de la rivière Dumoine soulève également des questions sur l’usage de la céramique dans ce secteur.

Site CcGk‑19 is located on the west bank of the Dumoine River, at roughly 18 km from its mouth. It was occupied by nomads on several occasions during the prehistoric period who made extensive use of quartz, and the artifacts they left behind are related mainly to knapping operations. Evidence of the same type of activities has been found on many sites situated along rivers running into the middle Ottawa Valley, and may be interpreted as pointing to the use of local sources of lithic material. An analysis of site CcGk‑19 in the context of the Dumoine River also raises questions about the use of pottery in this area.

Commençons par le commencement, ou ce qu’il ne faut pas faire avec nos cimetières anciens
Robert Larocque

Le caractère parfois improvisé des interventions archéologiques dans les cimetières et la diversité de contextes et de circonstances dans lesquels elles se déroulent peuvent compromettre leur qualité. Certes, cette situation n’est pas propre aux lieux d’inhumation. Toutefois, il faut reconnaître que les sépultures ne sont pas des vestiges archéologiques comme les autres ; elles ont un caractère sacré et d’inviolabilité et leur exhumation réveille des sensibilités chez les vivants. En raison de leur nature particulière, elles doivent donc être traitées d’une manière tout aussi particulière. Il faut donc développer un modus operandi afin que désormais les interventions sur des lieux d’inhumation ne soient plus bâclées et que les sépultures soient traitées avec respect. Un premier pas peut être fait dans ce sens en dénonçant des interventions (et des non-interventions) aux conséquences regrettables et
souvent évitables.

The quality of archaeological work in cemeteries can be compromised by the sometimes improvised nature of such work and the conditions in which it occurs. Of course, this problem is not confined to cemeteries. However, it is important to realize that burials are not the same as other archaeological remains. They are sacred and inviolable and their exhumation can be deeply distressing for the living. Because burials are special, the manner in which they are treated must also be special. A modus operandi must therefore be devised to ensure that future archaeological work on such sites is not botched and that burials are treated with respect. A first step in this direction would be to denounce actions (or inaction) that have regrettable and often avoidable consequences.

L’étude de la poterie du Régime français dans la vallée du Saint-Laurent
Marcel Moussette

Cet article consiste en une synthèse portant principalement sur les recherches entreprises depuis les années 1960 sur la poterie de la vallée du Saint-Laurent. Il met l’accent sur les études de culture matérielle sur la poterie et sur les rapports de fouilles archéologiques contenant des sections importantes sur la céramique. Le sujet est abordé selon les grandes catégories habituelles, telles les terres cuites communes, les faïences, les grès et les porcelaines. À l’intérieur de chacune de ces catégories, les recherches effectuées sur les principaux types ou variétés sont discutées. Cette discussion conduit à la définition des tendances actuelles en recherche et propose des directions de recherche pour le futur.

This paper consists basically of a synthesis of the research undertaken since the 1960s on French colonial pottery in the St. Lawrence Valley. It focuses on material culture studies of pottery and on site reports containing substantial sections on ceramics. The subject is approached according to the usual broad categories, such as coarse earthenware, faience, stoneware and porcelain. Within each one of these categories the research on the main types or varieties are discussed. This discussion will lead to a definition of present trends in research and propose directions for the future.

Révision d’attribution des faïences dites françaises du type Brittany Blue on White
Maggy Bernier

En s’appuyant sur des résultats obtenus au moyen d’analyses microscopiques, chimiques, autant que typologiques, effectuées sur des faïences provenant du site Saint-Ignace de Loyola en Guyane française, il est possible de faire une mise au point concernant un type de faïence attribué au corpus des faïences françaises. Regroupées au moyen de la récente typologie stylistique de Waselkov et Walthall (2002), les faïences du type Brittany Blue on White ont été décrites et comparées aux productions hollandaises, anglaises et françaises de façon à en faire ressortir les affiliations. La méthode, concluante, a permis de fournir des preuves scientifiques
concernant l’attribution d’une partie des faïences de ce type à une provenance autre que française, et de les lier au style de Delft. Comme ces faïences étaient traditionnellement associées au corpus des productions françaises, il importe donc de réviser cette attribution.

On the basis of microscopic, chemical and typological analyses of tin-glazed earthenware from the Saint-Ignace de Loyola site in French Guyana, it has been possible to refine certain conclusions regarding a type of tin-glazed earthenware identified as French faience. During the present study, this faience, known as Brittany Blue on White, was classified using the stylistic typology established recently by Waselkov and Walthall (2002). It was then described and compared with Dutch and English tin-glazed earthenware and other types of French faience to pinpoint similarities. This method provided conclusive, scientific evidence that some of the objects classified as Brittany Blue on White should be assigned to an origin other than France and associated with delftware. Since pottery of this type has traditionally been associated with the corpus of French ceramics, it is important to revise this interpretation.

Découverte d’une briqueterie des XVIIe et XVIIIe siècles à Québec : la briqueterie Landron-Larchevêque
Manon Goyette

À l’automne 2002, la Ville de Québec amorçait une toute première intervention à l’emplacement présumé de la briqueterie Landron-Larchevêque, sur la 1ère Avenue à Québec. Située sur la rive est de la rivière Saint-Charles, cette briqueterie-poterie aurait été fondée en 1688 et aurait été en opération jusque vers 1765. La mise en contexte des données recueillies permet d’établir que plusieurs des vestiges retrouvés correspondent à ceux d’une briqueterie artisanale, dont les opérations pourraient effectivement remonter à la fin du XVIIe siècle. La découverte d’une fosse d’extraction d’argile, de rejets de production et des restes d’un four à briques en sont les indices les plus probants.

In the fall of 2002, the City of Québec began archaeological research on the presumed site of the Landron-Larchevêque brickworks on 1ère Avenue in Québec City. Situated on the east bank of the Saint-Charles River, this pottery and brick-making facility was founded apparently in 1688 and seems to have remained in operation until 1765. A comparison of the data gathered on the site with historical information on facilities of this type has shown that several of the remains uncovered come from an artisanal brickworks that may well have been in activity in the late 17th century. The most conclusive evidence consists of a clay extraction pit, production waste and the remains of a brick-making kiln.

Québec, ville bombardée à l’été 1759
Michel Brassard

La découverte fortuite d’un important dépôt de projectiles d’artillerie divers, lors d’une surveillance archéologique sur le site de la terrasse Dufferin à Québec, a pu être reliée à l’intense bombardement dont la ville fut victime à l’été de 1759. L’analyse des caractéristiques de ces munitions, des engins qui les ont tirées et de la dévastation qui en a résulté, met en lumière l’importance des moyens mis en oeuvre par les Britanniques à l’été 1759 pour régler la question des deux grands empires rivaux du XVIIIe siècle en Amérique du Nord.

The chance discovery of a large deposit of different types of artillery projectiles during archaeological monitoring work on the Dufferin Terrace site in Québec City has been associated with the heavy shelling of the city in the summer of 1759. A study of the characteristics of this ammunition, the devices used to fire it and the devastation it caused has shed light on the considerable means deployed that summer by the British Empire to win the war it was waging in North America with its French rival during the 18th century.

Le site militaire de l’île Sainte-Hélène
Martin Royer

Le site militaire de l’île Sainte-Hélène (aujourd’hui intégré au parc municipal Jean-Drapeau) a été occupé par l’armée britannique de 1820 à 1870 puis restauré à la fin des années 1930 ; il constitue le seul complexe militaire patrimonial encore préservé à Montréal. Un projet majeur de restauration des bâtiments et des terrassements assorti d’un programme de recherches archéologiques est actuellement en cours. Cet article présente les résultats les plus marquants des interventions archéologiques effectuées en 2001 et 2002 dans le secteur du fort.

The military site of Sainte-Hélène Island (now part of Jean-Drapeau Park) was occupied by the British army from 1820 to 1870 and then restored in the late 1930s. It is the only heritage military complex that has been preserved in Montréal. A major project to restore its buildings and earthworks is currently under way in conjunction with an archaeological research program. This article discusses the main results of archaeological work in the area of the fort in 2001 and 2002.


Atelier :

L’archéologie au Québec aujourd’hui et demain …
Neuf ans après, l’Association des archéologues du Québec fait le point

Présentation
Michel Plourde
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La formation de la relève en archéologie : un curriculum en mutation
Réginald Auger
Aucun résumé

La recherche archéologique à Hydro-Québec
André Burroughs
Aucun résumé

L’Abitibi-Témiscamingue, une île de connaissance dans un océan d’ignorance
Marc Côté
Aucun résumé

Archéologie et développement hydroélectrique dans le Nord du Québec : nouvelles façons de faire
David Denton
Aucun résumé

La gestion des ressources culturelles et l’archéologie à l’Agence Parcs Canada
Robert Gauvin
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Le bilan de l’archéologie à Québec au point tournant de la création d’une nouvelle Ville
William Moss
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La conservation et la mise en valeur du patrimoine archéologique à la Ville de Montréal – bilan et perspectives dans le contexte de la nouvelle Ville
Claire Mousseau
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La pratique de l’archéologie au ministère des Transports du Québec
Denis Roy
Aucun résumé

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