Identifiant

Mot de passe

Hors série

  Archéologiques
Collection Hors série 2

Rêves d'Amériques :Regard sur l'archéologie de la Nouvelle-France / Dreams of the Americas: Overview of New France Archaeology
(2008)




Table des matières / Contents

Textes réunis sous la direction de :
Christian Roy et Hélène Côté

 
Préface ~ Preface
Marcel Moussette
vii
Québec au temps de Champlain
Françoise Niellon
1
Québec, ville coloniale et porte atlantique du nouveau monde : un point de vue archéologique
Marcel Moussette et William Moss
18
The Archaeology of France’s Migratory Fishery on Newfoundland’s Petit Nord
Peter E. Pope
38
Plantation Archaeology in the French West Indies
Kenneth G. Kelly
55
Un nouveau regard sur le monde acadien avant la Déportation. Archéologie au marais de Belle-Isle, Nouvelle-Écosse.
Marc Lavoie
70
Commemorating French Heritage at Fort St. Joseph, an 18th-Century Mission, Garrison,
and Trading Post Complex in Niles, Michigan

Michael S. Nassaney
96
French Habitations at the Alabama Post, ca. 1720-1763
Craig T. Sheldon Jr., Ned J. Jenkins and Gregory A. Waselkov
112
Pointe Coupée: Recent Archaeological Investigations at an 18th-Century Colonial Settlement
in French Louisiane

Rob Mann
127
L’architecture vernaculaire dans l’aménagement du territoire en Nouvelle-France :
médium de communication ou adaptation au milieu ?

Hélène Côté
141
La faïence en Nouvelle-France : le cursus de l’assiette
Paul-Gaston L’Anglais
169
The Archaeozoology of French Colonial Sites in the Illinois Country
Terrance J. Martin
185
La recherche des métaux sous le Régime français et le cas particulier de l’exploitation des gîtes
de plomb en Nouvelle-France
Yves Monette
205
Au gré des vents et marées à Québec !
Embarcations naviguant sur le fleuve Saint-Laurent au XVIIIe siècle : tradition ou adaptation ?

Daniel LaRoche
221
 
Québec au temps de Champlain
Françoise Niellon

En 1635, lorsque Champlain décède, le comptoir de traite fondé en 1608 est devenu l’embryon d’un établissement permanent. Le contexte historique de cette entreprise rend compte de la lenteur et des saccades du développement. À sa manière, l’archéologie dresse un portrait bien dessiné de ce premier temps de la colonie, même s’il est encore incomplet.

When Champlain died in 1635, the trading post he founded in 1608 had become the embryo of a permanent settlement. The historical context surrounding this enterprise accounts for its slow and halting development. In its own way, archaeology provides a vivid, although still incomplete picture of the early days of the colony.


Québec, ville coloniale et porte atlantique du nouveau monde : un point de vue archéologique
Marcel Moussette et William Moss

Cette étude du noyau urbain de Québec est abordée sous l’angle d’une ville coloniale dans le contexte de l’espace atlantique à l’avènement de la Modernité. Nous élaborons une approche théorique à l’archéologie de la ville basée sur les concepts de paysage et d’approvisionnement. Exercice ambitieux mais nécessaire, nous dresserons, à l’aide de cette approche, une première synthèse des vestiges matériels mis au jour sur les principaux chantiers de recherche dans ce tissu urbain. Cette synthèse est construite à partir des principaux éléments du paysage de la ville : sa topographie ; les fortifications et les installations portuaires ; les lieux de pouvoir ; les résidences de ses habitants et les industries. Nous replacerons enfin Québec dans le contexte de la Nouvelle-France, surtout en la considérant par rapport à Montréal.

We approach the urban core of Quebec City as a colonial town in the context of the Atlantic world at the onset of Modernity. We also elaborate a theoretical approach to the archæology of the city based on the concepts of landscape and provisioning. An ambitious but necessary undertaking, we use this approach to prepare a synthesis of physical vestiges unearthed on the principal sites within the urban fabric. This synthesis is constructed on the principal elements of the urban landscape: its topography; the fortifications and port infrastructures; sites for the exercise of power; residences and, finally, industries. We conclude by situating Quebec in the context of New France, particularly by considering it in relation with Montreal.


The Archaeology of France’s Migratory Fishery on Newfoundland’s Petit Nord
Peter E. Pope

The Petit Nord, the Atlantic coast of Newfoundland’s Great Northern Peninsula, was exploited by Breton fishing crews, from the early 16th century until about 1900. Shore stations on the Petit Nord were mostly clustered in large protected harbours, raising significant questions about the relative importance of natural resources in the choice of location. Migratory crews competed for shore space in Newfoundland, as elsewhere in North America. The recent identification of specific ceramic wares, including products of Breton kilns, has permitted us to trace vernacular links between specific Breton ports and specific fishing harbours. These links also raise questions about the temporal entrainment of early modern seasonal industries, including the transatlantic fishery. These various threads of research are part of an effort to understand the Petit Nord as a maritime cultural landscape, interpreting fishing establishments as landmarks within wider landscapes and, at the same time, as miniature landscapes in their own right.

Le Petit Nord, la côte atlantique de la grande péninsule nord de Terre-Neuve, a été exploité par des équipages de pêche bretons du début du XVIe siècle jusqu’en 1900 environ. La plupart des stations de pêche y étaient regroupées dans de grandes rades protégées, d’où la pertinence du poids relatif des ressources naturelles lors du choix d’un emplacement. Les équipages saisonniers se disputaient l’accès aux rivages de Terre-Neuve, comme ailleurs en Amérique du Nord. L’identifi¬cation récente de céramiques spécifiques, pro¬venant notamment d’ateliers bretons, a permis de retracer les liens vernaculaires entre de telles stations de pêche et des ports bretons précis. Ces liens nous obligent à nous interroger sur le cycle temporel des premières industries saisonnières modernes, dont les pêcheries transatlantiques. De telles pistes de recherche résultent de l’applica¬tion au Petit Nord de la notion de paysage culturel maritime, où les établissements de pêche sont vus comme des repères au sein de paysages plus larges, mais aussi, et à juste titre, comme des micro-paysages.


Plantation Archaeology in the French West Indies
Kenneth G. Kelly

Despite several decades of historical archaeological work on plantations and their associated slave villages in the United States and the Anglophone Caribbean, plantation archaeology has only recently developed in the French West Indies (the French départements of Guadeloupe and Martinique). The historical trajectories experienced by these French Caribbean possessions are unique, with among other things, Guadeloupe experiencing a period of slavery abolition during the French Revolution, whereas slaveholding on Martinique was uninterrupted until final French abolition in 1848. This article presents a discussion of historical archaeological work undertaken on the slave villages at three plantation sites in Guadeloupe and Martinique, and discusses results in relation to four aspects of French plantation life: the import economy and slave villages, coco neg (colonoware-like) ceramics, village architecture, and slave village layout and organization.

Alors que l’archéologie historique se penche depuis des décennies sur les plantations et leurs villages d’esclaves aux États-Unis et dans les Antilles anglophones, l’archéologie des plantations est toute récente aux Antilles fran¬çaises (Départe¬ments de la Guadeloupe et de la Marti¬nique). Ces colonies françaises ont suivi des trajectoires histo¬riques uniques, la Guadeloupe ayant connu un répit lors de l’abolition de l’escla¬vage par la Révolution française, tandis que l’es¬clavagisme a sévi sans interruption en Martinique jusqu’à son abolition définitive en 1848. Cet article décrit la recherche entreprise en archéologie historique sur les villages d’esclaves de trois sites de plantations en Guadeloupe et en Martinique, et en expose les résultats relatifs à quatre aspects de la vie dans une plantation française : l’économie d’importation et les villages d’es¬claves, les céramiques coco neg (de type « colonoware »), l’architecture du village, ainsi que sa disposition et son organisation.


Un nouveau regard sur le monde acadien avant la Déportation. Archéologie au marais de Belle-Isle, Nouvelle-Écosse.
Marc Lavoie

Depuis le début des années 1970, des recherches archéologiques se poursuivent au marais de Belle-Isle en Nouvelle-Écosse. L’occupation de ce marais par des colons venus de France commença durant la seconde moitié du XVIIe siècle et prit fin au début de la Déportation, en novembre ou décembre 1755. Cet article détaille l’implantation, les occupations du marais et la dynamique des familles acadiennes qui l’occupaient. L’auteur a puisé à la fois dans les documents écrits et les documents archéologiques pour mieux brosser un portrait de la vie des Acadiens qui exploitaient ces terres endiguées. Cette exploration détaille les activités quotidiennes des Acadiens, la coopération entre les familles de Belle-Isle et leur participation aux réseaux d’échanges coloniaux à la lumière de l’économie et de la politique de l’époque.

Archaeological research at the Belle-Isle marsh in Nova Scotia has been ongoing since the beginning of the 1970s. The occupation of the marsh by French colonists began in the middle of the 17th century and ended with the expulsion of the population in November or December of 1755. This article details the initial settling, the development and dynamic of the Acadian families at Belle-Isle. In so doing, the author used both written period documents and archaeological data to paint a portrait of Acadian lifeways in the dykelands. This exploration details daily Acadian activities, cooperation between families at Belle-Isle and their participation in colonial trade in light of the economic and political conditions of the day.


Commemorating French Heritage at Fort St. Joseph, an 18th-Century Mission,
Garrison, and Trading Post Complex in Niles, Michigan

Michael S. Nassaney

The French regime in North America persisted for well over a century and covered a vast arc‑shaped region from the North Atlantic (Acadia) to the lower Mississippi Valley (Louisiane). Major settlements in the western Great Lakes (pays d’en haut) consisted of missions, forts, and agricultural villages that reflect the religious, military, and commercial goals of the empire. The Anglicization of the region after 1761 distanced many British and later American occupants from their French predecessors. This paper considers how the French have been remembered and commemorated at Fort St. Joseph, an 18th-century mission, garrison, and trading post complex in Niles, Michigan. This once lost but not forgotten historical site is the focus of recent archaeol¬ogical investigations that examine the French presence in the North American interior.

Pendant bien au delà d’un siècle, le Régime français s’est implanté dans la vaste région en forme d’arc qui s’étend de l’Atlantique nord (Acadie) à la vallée inférieure du Mississippi (Louisiane). Les établissements principaux dans les Pays d’en Haut consistaient en des missions, des forts ou des villages agricoles qui témoignent des visées militaires, commerciales et religieuses de l’empire. L’anglicisation de cette région après 1761 a éloigné plusieurs de ses occupants britan¬niques, puis américains, de leurs prédécesseurs français. Cet article souligne la façon dont la présence française a été commémorée au fort Saint-Joseph, un complexe du XVIIIe siècle comprenant une mission, une garnison et un poste de traite, à Niles, au Michigan. Bien que demeuré dans les mémoires, ce site historique perdu est récemment devenu le point de mire de recherches archéologiques sur la présence française dans l’arrière-pays nord-américain.


French Habitations at the Alabama Post, ca. 1720-1763
Craig T. Sheldon Jr., Ned J. Jenkins and Gregory A. Waselkov

A search for domestic structures outside of the walls of Fort Toulouse revealed two civilian com¬pounds. One contained a sequence of habitation structures, each a rectangular two-room building with poteaux-en-terre walls. The two compounds were delimited by pieux-en-terre fences, some forming small enclosures and others serving as long boundary fences. The presence of brass uni¬form buttons, gun parts, glass scrapers for wood working, and a blacksmith’s forge and iron waste suggests that a variety of activities occurred in these civilian compounds. The arrangement of the compounds probably reflects efforts by colonists to create familiar elements of a French colonial landscape in a space tightly constrained socially and physically by their Indian neighbors.

La recherche de structures d’habitation hors des murs du Fort Toulouse a révélé la présence de deux complexes domestiques. L’un de ceux-ci contenait une succession de structures d’habitation, comportant chacune un bâtiment de deux pièces et des murs de poteaux en terre. Les deux ensembles étaient délimités par des clôtures de pieux en terre, certaines constituant de petits enclos, d’autres, par leur longueur, des limites de lots. La pré¬sence de boutons d’uniforme en laiton, de pièces de fusil, de grattoirs en verre pour le travail du bois, ainsi que d’une forge et de rebuts de fer, suggère que des activités variées s’y déroulaient. L’aménagement de ces complexes témoignerait d’une tentative, de la part des colons, de s’entourer d’éléments propres au paysage colonial français, alors que leur espace social et physique était restreint par leur voisins Indiens.


Pointe Coupée: Recent Archaeological Investigations at an 18th-Century Colonial Settlement in French Louisiane
Rob Mann

Although the Lower Mississippi River Valley was the scene of intense French colonial activity during the 18th century, very few archaeological sites dating to this period have been located. One such area of French colonial activity was a section of the Mississippi River known as La Côte de la Pointe Coupée. Following a brief history of colonial Pointe Coupée, this study presents the results of an archaeological survey of this settlement and a detailed description of French Site 1 (16PC80), the only 18th-century site thus far discovered at the location of this settlement in French colonial Louisiane.

Bien que les Français ait mené une intense activité de colonisation dans la vallée inférieure du Mississippi au cours du XVIIIe siècle, bien peu de sites archéologiques remontant à cette époque ont été localisés. La Côte de la Pointe Coupée constitue l’une de ces régions d’activités le long du fleuve Mississippi. Après un court historique de la Pointe Coupée, cette étude présente les résultats d’un inventaire archéologique de cet établissement et une description plus détaillée du French Site 1 (16PC80), le seul site français du XVIIIe siècle découvert jusqu’ici dans cet établissement colonial de la Louisiane.


L’architecture vernaculaire dans l’aménagement du territoire en Nouvelle-France :
médium de communication ou adaptation au milieu ?

Hélène Côté

Peu de fouilles archéologiques ont été effectuées dans la vallée du Saint-Laurent sur des sites ruraux occupés pendant le Régime français. Toutefois, les quelques données récoltées au cours de ces travaux ont permis d’obtenir des informations précieuses sur l’architecture vernaculaire en Nouvelle-France. L’examen de ces établissements a révélé l’existence de plusieurs types d’aménagements architecturaux distincts, qui devaient répondre à des préoccupations différentes. Mais ces préoccupations étaient-elles d’ordre strictement utilitaire et adaptatif, ou plutôt d’ordre social ou idéologique ? En fait, l’architecture vernaculaire en Nouvelle-France a-t-elle été utilisée comme médium de communication, et si c’était le cas, quel en était le message ? La comparaison de quelques sites archéologiques de la vallée du Saint-Laurent avec les principaux types d’architec¬ture française semble démontrer que, bien qu’utilitaires et inspirés de la métropole, ces établis¬sements pouvaient parfois servir à afficher le rang social de leur propriétaire.

Archaeological excavations on rural sites from the French regime in the St. Lawrence Valley are few and far between. Nonetheless, even the limited amount of data collected in the course of such work has provided valuable information on the vernacular architecture of New France. It has revealed that rural French regime sites contained several different types of architecture intended probably for different purposes. It might be asked, however, if these purposes were strictly utilitarian and adaptive or whether they also had a social and ideological dimension. In other words, was the vernacular architecture of New France used as a communication medium and, if so, what message was it meant to convey? A comparison of French regime sites in the St. Lawrence Valley with structures from France suggests that New France vernacular architecture was not only utilitarian and French-inspired but sometimes reflected the social rank of the owner.


La faïence en Nouvelle-France : le cursus de l’assiette
Paul-Gaston L’Anglais

Démontrer que la forme de l’assiette en faïence, tout autant que son décor, est porteuse d’indices chronologiques et d’attribution à un pays producteur, sinon une région, voilà l’objectif que nous nous sommes fixé dans ce court article. Nous verrons l’avènement de l’assiette comme vaisselle individuelle d’abord à Delft, en Hollande, tôt au XVIIe siècle, pour ensuite en suivre la dispersion partout en Europe, et principalement en France, à partir du XVIIIe siècle, et l’adoption de modèles spécifiques par les grands centres de production, Nevers, Rouen et Moustiers. Nous ferons en terminant un détour outre-mer, en Angleterre et en Chine, pour discuter de la forme particulière d’assiette que ces grandes puissances ont adoptée durant le Siècle des lumières.

In this short article, we aim to show that the shape of tin-glazed earthenware plates, like their decoration, provides clues to their date and their country, or even region, of manufacture. We will discuss the advent of the individual plate in Delft, Holland, in the early 17th century and its subsequent spread throughout Europe and especially France as of the 18th century, as well as the models adopted by the major production centres of Nevers, Rouen and Moustiers. We will conclude with a detour overseas to England and China, focusing on the specific plate shapes these major powers adopted in the Age of Enlightenment.


The Archaeozoology of French Colonial Sites in the Illinois Country
Terrance J. Martin

An examination of animal exploitation patterns at French colonial sites south of the Upper Great Lakes reveals considerable diversity. In contrast to the fur trade economy in the Upper Canada region of New France, the Illinois Country of Upper Louisiana was renown for providing wheat flour and salted pork to New Orleans and other French colonial settlements in the lower Mississippi valley during the 18th century. Despite conservative attitudes and preferences for domesticated animals, analyses of archaeozoological assemblages reveal variability in subsistence patterns by French agriculturalists in the Central Mississippi River Valley. Inter-site comparisons reveal that habitants in some of the small agricultural villages relied on wild animals to a greater extent than did people who occupied the administrative center at Fort de Chartres. These findings supplement the sparse documentary record of French colonial foodways in the Upper Louisiana colony and provide information about contemporary native animal populations.

L’examen des sites coloniaux français au sud-ouest des Grands Lacs indique que les modalités d’exploitation des ressources animales y étaient très diversifiées. Le Pays des Illinois, en Haute Louisiane, se démarque d’une économie basée sur la traite des fourrures comme celle du Haut Canada, car il était, au XVIIIe siècle, un fournisseur réputé de farine de blé et de porc salé auprès de la Nouvelle-Orléans et d’autres établissements français de la vallée inférieure du Mississippi. Malgré des attitudes conservatrices et un penchant pour les animaux domestiques, l’analyse des assemblages zooarchéologiques révèle une variabilité dans les modes de subsistance des colons français de la moyenne vallée du Mississippi. Les comparaisons inter-sites montrent que les habitants de certains petits villages agricoles comptaient beaucoup plus sur les animaux sauvages que ne le faisaient ceux du centre administratif à Fort de Chartres. Ces résultats, en plus de venir étoffer le mince dossier des habitudes alimentaires des colons français en Haute Louisiane, nous éclairent sur les populations animales autochtones con¬temporaines.


La recherche des métaux sous le Régime français et le cas particulier de l’exploitation des gîtes de plomb
en Nouvelle-France

Yves Monette

Les explorations intérieures dans le Pays des Illinois et dans la Haute-Louisiane ont permis aux Français de localiser d’importants gisements de plomb sous la forme de galène, qu’ils ont tôt fait d’exploiter dès les années 1680. Cette recherche vise, à partir de l’analyse des isotopes stables du plomb provenant de munitions de plomb et de glaçures de céramiques, à établir si ce métal a été introduit dans la vallée du Saint-Laurent et ailleurs dans l’Empire colonial français entre le milieu du XVIIe siècle et la fin du XIXe siècle.

During inland exploration of the Illinois Country and Upper Louisiana, the French discovered major deposits of lead in the form of galena, which they mined as of the 1680s. The purpose of this study is to determine, through stable lead isotope analysis of ammunition and ceramic glazes, whether lead from these deposits was introduced into the St. Lawrence Valley and other parts of the French Colonial Empire between the mid-17th and late 19th centuries.


Au gré des vents et marées à Québec !
Embarcations naviguant sur le fleuve Saint-Laurent au XVIIIe siècle : tradition ou adaptation ?

Daniel LaRoche

Plus de 24 années après leur découverte, les bateaux du Musée de la civilisation de Québec sont toujours aussi fascinants et restent encore mystérieux. En se penchant à nouveau sur leurs caractéristiques et particularités, l’auteur a voulu réexaminer les pratiques de construction navale dans leur contexte historique et proposer des observations non publiées à ce jour. Des illustrations techniques rehaussent aussi le contenu et elles devraient être utiles à d’autres chercheurs dans le futur. Dans une perspective de recherche d’identité, il est intéressant de noter comment le programme pédagogique du Musée a présenté la barque aux non initiés : « Oh ! là, là ! j’ai un mal de coque gros comme ça ! J’essaie trop fort de me souvenir… Mon problème, c’est que je n’ai pas seulement des trous dans la carcasse. J’ai aussi des trous de mémoire. Je suis même incapable de me rappeler de mon nom. J’ai la mémoire comme un vieux filet… Je ne te monte pas un bateau, crois-moi ! » (Extrait d’une trousse pédagogique du Musée de la civilisation, Québec).

Many years after their discovery, the small boat finds at the Musée de la civilisation in Quebec City still fascinate and bear some of their mysteries. Revisiting the many features noted about these boats allows the author to examine with different eyes the shipbuilding practices and to sum up many of the observations made but not yet published. The paper also contains technical illustrations that may help other scholars in their interpretation of future discoveries. In the perspective of the quest for identity, let the boat express its quest itself: « Oh ! là, là ! j’ai un mal de coque gros comme ça ! J’essaie trop fort de me souvenir… Mon problème, c’est que je n’ai pas seulement des trous dans la carcasse. J’ai aussi des trous de mémoire. Je suis même incapable de me rappeler de mon nom. J’ai la mémoire comme un vieux filet… Je ne te monte pas un bateau, crois-moi ! » (Extract from an educational kit at the Musée de la civilisation, Québec).











 
                                                                                                   

C.P. 322, succursale Haute-Ville, Québec (Québec) G1R 4P8

Partenaires
Accueil   Notre association   Découvrez l'archéologie   FAQ   Liens   Nous joindre
© 2009 - 2012 Association des archéologues du Québec. Tous droits réservés. Avis légal   Politique de confidentialité